Par Rédaction | Sport
Evan Turner ne conteste pas la place de LeBron James parmi les plus grands, mais l’ancien joueur estime que les années 2010 ont surtout appartenu à Stephen Curry.
La décennie 2010 a largement été marquée par la domination de LeBron James et l’ascension spectaculaire des Warriors. D’un côté, LeBron a enchaîné les Finales et les titres. De l’autre, Stephen Curry a complètement transformé Golden State et changé la manière dont le basket NBA se jouait offensivement.
C’est cette influence qui pousse Evan Turner à défendre Curry dans un débat récemment relancé autour des meilleurs joueurs du XXIe siècle. L’ancien NBA ne dit pas que Stephen Curry doit forcément être classé devant LeBron au global, mais il considère que son impact spécifique sur les années 2010 mérite une place à part.
Evan Turner donne la décennie 2010 à Stephen Curry
Turner écrit : « Ça ne me dérange pas que LeBron soit devant Steph, mais le numéro 30 était le joueur de la décennie dans les années 2010. » Une position forte, alors que LeBron James a pourtant remporté trois titres, trois trophées de MVP des Finales et trois MVP de saison régulière sur cette période.
Curry dispose lui aussi d’arguments majeurs. Il a remporté trois titres avec Golden State, deux trophées de MVP et est devenu en 2016 le premier joueur élu MVP à l’unanimité. Les quatre Finales consécutives entre les Warriors et Cleveland ont également placé Curry au cœur de l’une des rivalités majeures de la décennie.
La principale différence reste toutefois la régularité sur l’ensemble des dix années. LeBron a dominé du début à la fin de la décennie et disputé huit Finales consécutives entre 2011 et 2018. Curry, lui, n’a véritablement atteint le statut de superstar qu’au milieu des années 2010, même si son impact sur le jeu a ensuite été immense.
Le débat dépend donc largement du critère retenu. LeBron possède l’avantage en matière de continuité et de distinctions individuelles, tandis que Curry peut mettre en avant l’influence de son style, la dynastie des Warriors et la transformation profonde du basket offensif. Turner, lui, considère clairement que cette empreinte suffit à lui attribuer la décennie.
