Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Golden State continue de chercher la bonne formule à l’intérieur, et Olden Polynice estime que s’appuyer durablement sur Draymond Green au poste 5 serait une erreur. Pour lui, les Warriors ont besoin de taille.
Draymond Green a longtemps permis aux Warriors de jouer petit sans trop perdre en défense, grâce à son intelligence, sa mobilité et son agressivité. Mais à 36 ans, Polynice considère que cette solution ne peut plus être utilisée comme base permanente face à des intérieurs désormais plus grands, plus mobiles et plus dominants.
Le problème est encore plus visible avec l’absence prolongée de Kristaps Porzingis. Sans leur pivot letton, Golden State doit bricoler davantage, mais Polynice refuse l’idée de faire de Green un cinq à plein temps. Selon lui, quelques séquences peuvent fonctionner, mais construire toute une saison autour de ce choix serait beaucoup trop risqué.
Olden Polynice ne veut plus voir Draymond Green installé durablement au poste 5
Polynice a été très direct : « Il faut faire venir un gros gabarit. Peu importe ce que les gens disent, il faut un vrai grand. Ça va être douloureux de regarder Draymond jouer pivot. » Pour l’ancien intérieur, la différence physique avec les meilleurs big men actuels devient désormais trop importante pour être ignorée.
Il insiste surtout sur l’évolution de la ligue. « Il y a huit ans, oui, je pouvais comprendre. Mais Jokic n’était pas encore le Jokic d’aujourd’hui et Wemby n’était même pas en NBA. Les choses ont changé depuis l’époque où Draymond était Defensive Player of the Year. Tu vieillis, tu accumules les minutes dans ton corps. »
Polynice ne nie pourtant pas l’utilité de Green à ce poste sur de courtes séquences. « Je peux le faire cinq minutes ici ou là, mais je ne vais pas construire toute ma saison autour de lui au poste 5. » Son problème concerne donc surtout la fréquence et la charge imposée au vétéran.
Avec Porzingis indisponible, les Warriors doivent pour l’instant compter davantage sur Al Horford et Charles Bassey pour apporter de la taille. Pour Polynice, ce n’est pas un détail tactique : face à des monstres comme Nikola Jokic ou Victor Wembanyama, Golden State ne peut plus se permettre de demander à Green de compenser systématiquement son déficit de gabarit.

