Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Le trash-talk entre Luka Doncic et Yaxel Lendeborg continue de faire réagir. Tim Hardaway estime que la star des Lakers ne peut pas provoquer ses adversaires tout en réclamant ensuite l’aide des arbitres.
Pour Tim Hardaway, le problème ne vient pas du fait que Luka Doncic parle sur le terrain. L’ancien meneur accepte totalement cette dimension du jeu, mais considère que les règles doivent être identiques pour tout le monde. Si Doncic provoque un adversaire, celui-ci doit également pouvoir lui répondre sans être immédiatement sanctionné.
Cette critique fait directement écho à son accrochage avec Yaxel Lendeborg. Le rookie des Warriors avait reçu une faute technique après un échange verbal avec Luka, une décision que Hardaway juge déséquilibrée. Selon lui, Doncic ne peut pas revendiquer une attitude de compétiteur dur tout en se tournant vers les officiels lorsque la réponse arrive.
Tim Hardaway demande à Luka Doncic d’assumer son trash-talk
Hardaway a lancé : « Luka, si tu veux parler, arrête de regarder les arbitres pour qu’ils viennent t’aider. Va jouer au basket. Les superstars ne demandent pas aux arbitres de les sauver. Quand tu parles, tu vas sur le terrain, tu domines ton adversaire et tu le regardes. »
Il a également soutenu Lendeborg : « Je suis totalement d’accord avec Yaxel. Si tu me parles, je vais te répondre. Tu ne peux pas me sanctionner parce que je réponds et ne rien donner à l’autre joueur pour avoir fait exactement la même chose. Tu ne peux pas reculer dans cette situation. »
Hardaway s’en est ensuite pris directement à l’arbitrage : « Les arbitres, vous aviez tort. Donnez aussi une technique à Luka lorsqu’il s’approche de Yaxel pour lui parler. Vous laissez toujours passer Luka. Je n’aime pas ça. Ça doit fonctionner dans les deux sens. » Il estime qu’un traitement différent ne peut qu’augmenter les tensions.
Stephen A. Smith a défendu une position similaire en réclamant davantage de liberté dans ces échanges, tant que les limites restent identiques pour chacun. Pour Hardaway, le principe est finalement simple : le trash-talk fait partie du basket, mais celui qui choisit d’entrer dans ce jeu doit accepter la réponse sans chercher immédiatement la protection des officiels.

