NBA – Les meilleures histoires de trash-talking de Gary Payton

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Gary Payton, un Hall-of-Famer sans pitié pour ses adversaires. On vous propose de replonger dans le passé, à la découverte du degré de sauvagerie parfois atteint par le patron all-time du trash-talking.

Pour Gary Payton, le trash-talking est aussi important voire plus encore que le jeu en lui-même. Dès ses années à l’université, le jeune joueur reste souvent seul au gymnase après l’entrainement. Il shoote et parle. Tout seul. « Baisse ta main, t’es en retard. Retourne-toi même pas, tu sais que ça va dedans ». Le joueur d’Oregon State est alors un des seuls joueurs (sinon le seul) à s’entrainer au trash-talking. Sa réputation est faite dès l’université. Michael Cage, qui sera plus tard son coéquipier chez les Sonics, admet :

Après avoir été sur le parquet avec Payton, tu veux aller dans une bibliothèque ou un truc comme ça. Un endroit totalement silencieux

Surtout, Gary Payton se distingue par son trash-talking sans limite. Là où même les beaux parleurs de renom de l’époque dorée du trash-talking (Bird, Barkley, Jordan…) s’imposaient des limites, notamment sur la vie privée, Payton s’en fout :

Si je savais quelque chose sur la mère d’un joueur, sa soeur… S’il venait d’avoir une amende pour conduite en état d’ébriété… J’en profitais et j’en parlais. Ca peut paraitre cruel pour certaines personnes, mais j’y allais

Pour le joueur, qui admet lui-même qu’il ne gagnerait pas d’argent dans la NBA actuelle à cause de toutes les amendes qu’il subirait, le trash-talking fait partie intégrante du jeu. En ce jour d’anniversaire, retour sur 3 fois où GP a joué avec le feu.


Gary Payton vs. Michael Jordan

Michael Jordan était la cible de choix de Payton, notamment quand ils se sont affrontés en finale NBA en 1996 (victoire 4-2 des Bulls). Si GP peut se targuer d’avoir fait un gros numéro défensif sur le numéro 23 (le limitant notamment à 5/19 lors d’un match), il a surtout essayé de faire sortir Jordan du match à grands coups de trash-talking, et pas forcément le plus élaboré :

C’était beaucoup d’insultes. Beaucoup de « sh*t », « f*ck you », « go f*ck yourself ». Puis Ron Harper s’en est mêlé, puis Pippen, puis Phil Jackson. On s’en balançait sans arrêt

Payton n’en était pas à son coup d’essai. Hasard du calendrier, son premier match de pré-saison après sa draft en 1990 est contre les Bulls. Grosse star et déjà dans sa 7ème saison, Michael Jordan passe la quasi-intégralité du match sur le banc. Parfait pour Gary Payton, qui ne cesse de troller Jojo depuis le parquet. Incroyable toupet pour un rookie. Malheureusement pour lui, GP paiera la note quelques mois plus tard en saison régulière. Lors d’un match entre Bulls et Sonics, Jordan s’approche de lui avant le début de la partie et lui indique qu’il se rappelle de son petit show en pré-saison. Jordan marque 35 points sur la tête de Payton et repart avec la victoire.

Lire aussi | La seule fois où Gary Payton a regretté un trash-talking

Gary Payton vs. Scottie Pippen

Autre ancien de Chicago, autre cible privilégiée de Gary Payton : Scottie Pippen, lieutenant éternel de Michael Jordan. Alors qu’il terminait sa carrière du côté de Portland, Pip’ s’est fait humilier verbalement par GP. Damon Stoudamire se souvient :

Une fois on jouait les Sonics chez nous, et Payton en mettait plein les oreilles à Pippen : « T’es plus rien, t’es fini Scottie. Il est où Mike ? Il est où ? Tu sais quoi, t’es même pas dans les 50 plus grands [référence aux 50 plus grands joueurs de l’histoire désignés en 1996 à l’occasion des 50 ans de la NBA, et où Scottie Pippen figure].

Tu veux que je te montre ma liste ? Je t’ai mis 51ème, Scottie… J’ai mis Dominique Wilkins avant toi. 51ème mec… »

Il faut se rappeler que Pippen avait 6 bagues et Payton 0, mais ça lui importait peu. Voilà son niveau de trash-talking. Et s’il peut faire perdre la boule à Pippen comme ça, ça veut dire qu’il ne faut jamais lui parler.

Sinon il t’envoie à l’asile

Gary Payton vs. Jason Kidd

Ces deux meneurs d’exception n’avaient pas la langue dans leur poche, mais Jason Kidd est allé un peu loin lors d’une rencontre entre les Suns et les Sonics. Après une possession défensive très réussie conclue par un contre sur GP, Kidd s’enflamme et lui lance : « dégage cette m*rde de là ! ». Gary Payton voit rouge. Il score plus de 10 points consécutifs sur la tête de son adversaire direct. A la fin du match, Jason Kidd admet sa défaite. Il vient s’excuser auprès de GP et lui annonce qu’il ne recommencera plus jamais, comme un enfant qui se serait fait gronder. Payton en rigole encore.

On aurait pu inclure d’autres histoires, comme celle où Payton fait taire Jamie Feick en lui disant qu’il ne sera même plus dans la ligue l’année d’après (ce qui a fait beaucoup de peine à l’intéressé), mais c’est évidemment une sélection non-exhaustive.

Gary Payton, un très grand joueur, mais encore meilleur provocateur. Vous pouvez également retrouver notre autres histoires de trash-talking :


Larry Bird


Michael Jordan


Kobe Bryant


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