NBA – Bilan Summer League : Qui a confirmé ? Qui a surpris ? Qui a déçu ?

Alors que la Summer League de Las Vegas s’est conclue par un remake de la finale de l’an dernier opposant Blazers et Lakers, les coéquipiers de K.J. McDaniels ont pris leur revanche sur leurs adversaires. Il est donc l’heure de dresser un bilan des performances, et de citer les joueurs qui nous ont impressionné, qu’ils aient effectué leurs premiers pas dans leur franchise ou bien qu’ils soient habitués aux joutes de la NBA, mais aussi nos déceptions. Cette liste est bien entendue non exhaustive, d’où l’éventuelle absence de votre chouchou !

Ils ont confirmé…

…Chez les rookies

DeAndre Ayton (Phoenix Suns)
On débute forcément avec le numéro 1 de la dernière draft, qui a conduit sa nouvelle équipe de Phoenix vers un joli bilan de 4 victoires pour 1 défaite dans la Summer League de Las Vegas, mais avec une élimination prématurée face aux Sixers. Le pivot présente des moyennes sur les quatre rencontres qu’il a disputé de 14,5 points (à 60% de réussite au tir), 10,5 rebonds et 1 contre, de quoi envisager une jolie saison individuelle dans l’Arizona pour le Bahaméen.

Wendell Carter Jr. (Chicago Bulls)
Drafté en 7e position par les Bulls, Wendell Carter Jr. pourrait bien se révéler comme l’un des steals de cette saison. Après avoir évolué en NCAA dans l’ombre de Marvin Bagley III à Duke, l’intérieur s’est illustré à Vegas, en compilant 14,6 points, 9,4 rebonds et 2,6 contres par match. Il a tapé dans l’oeil de nombreux observateurs, à l’image de Mike Schmitz d’ESPN, qui lui a tout simplement décerné le titre honorifique d’« intérieur le plus impressionnant de sa classe ».

Collin Sexton (Cleveland Cavaliers)
Suite au départ de LeBron James de l’Ohio, c’est notamment sur les épaules du rookie en provenance d’Alabama que les espoirs des fans des Cavs se sont placés. Et Sexton n’a pas déçu pour ses premières minutes sous le maillot de Cleveland : avec des stats de 19,6 points, 3,6 rebonds et 3,4 passes, le meneur a emmené son équipe jusqu’en demi-finales du tournoi, et s’est vu éliminé après une double-prolongation face aux Lakers et une nouvelle jolie performance.

Mentions : Jaren Jackson Jr. (Memphis Grizzlies), Grayson Allen (Utah Jazz)…

…Chez les anciens

Josh Hart (Los Angeles Lakers)
Le sophomore, qui a réalisé une jolie saison au sein du jeune rester des Lakers lors de l’exercice 2017-2018, se retrouvait dans cette édition de Summer League sans ses grands amis Lonzo Ball et Kyle Kuzma. Le rôle de leader d’équipe lui était donc logiquement confié, et Hart a su répondre aux attentes : 24,2 points, 5,2 rebonds, 2,3 passes, une place de finaliste et un titre de MVP, voilà de quoi impressionner son nouveau coéquipier LeBron James.

Justin Jackson (Sacramento Kings)
Lui aussi drafté l’été dernier en Californie, l’ancien de North Carolina s’est rappelé à ses prestations NCAA en affichant des moyennes de 18,1 points à 45,5% au tir, Summer Leagues de Sacramento et Las Vegas confondues. L’ancien Tar Heel aura définitivement l’occasion de se faire une place plus importante dans la rotation de Dave Joerger s’il poursuit sur cette lancée lors de la saison à venir.

Furkan Korkmaz (Philadelphie 76ers)
Prêt à entrer dans sa troisième saison en NBA, le Turc n’a jamais vraiment réussi à s’imposer au sein de l’effectif de Philly, où les places deviennent de plus en plus chères. Il a en tout cas fait l’étalage de toute l’expérience qu’il a pu acquérir durant son passage chez les Sixers, mais aussi chez les 87ers en G League. Il ressort ainsi de cette édition de Summer League avec des statistiques de 16,7 points, 4,2 rebonds et 2 passes, dont une sortie exceptionnelle face aux Celtics avec 40 points.

Mentions : John Collins (Atlanta Hawks), Cheick Diallo (New Orleans Pelicans)…

Ils ont surpris…

…Chez les rookies

Kevin Knox (New York Knicks)
Certes, il a été sélectionné en neuvième position le 21 juin dernier, pick qui génère logiquement des grandes attentes, surtout lorsqu’il est effectué par New York. Mais après avoir été sifflé lors de la cérémonie, l’ancien ailier de Kentucky a parfaitement répondu sur le terrain. Celui-ci a été l’auteur de 21,3 points, 6,5 rebonds et 2,3 passes en moyenne par rencontre, et a même terminé dans le meilleur 5 de la Summer League. Malgré une adresse au tir à peaufiner, la confiance du jeune homme doit être à nouveau au beau fixe après que ses débuts aient été comparés à ceux d’un certain Jayson Tatum par Jorge Sedano d’ESPN.

Shai Gilgeous-Alexander (Los Angeles Clippers)
Passé quelques peu sous les radars la saison dernière en NCAA, le meneur, qui évoluait lui aussi à Kentucky, a remis les pendules à l’heure et a pleinement justifié sa place de lottery pick. Avec ses moyennes de 19,3 points, 4,8 rebonds, 4 passes et 2,3 interceptions par match, SGA a peut-être même fait regretter certaines équipes de ne pas l’avoir sélectionné plus tôt dans la draft. « Le meilleur meneur de cette draft » ? The Ringer se pose déjà la question.

De’Anthony Melton (Houston Rockets)
Avec un parcours des plus atypiques, Melton a tout du steal de cette draft. N’ayant pas disputé un seul match en NCAA la saison dernière après le scandale ayant agité l’université de South Carolina, il n’a été choisi qu’en 46e position par les Rockets le 21 juin dernier. L’arrière de 20 ans a impressionné les observateurs avec ses 16,4 points, 7 rebonds, 4 passes et 3 interceptions par match en moyenne, tout en faisant parler son excellente défense. Le rookie parviendra-t-il cependant à se faire une place derrière Chris Paul et James Harden au sein de sa nouvelle franchise ?

Mentions : Svi Mykhailiuk (Los Angeles Lakers), Mitchell Robinson (New York Knicks)…

…Chez les anciens

Harry Giles III (Sacramento Kings)
Souvenez-vous : Harry Giles était une véritable sensation lors de son passage au lycée, et était même considéré comme l’un des plus grands prospects du pays. Depuis, les blessures ont freiné son ascension, mais qui ne l’avaient pas empêché d’atterrir dans l’effectif de Sacramento, qui l’avait sélectionné en 20e position de la draft 2017. Une saison blanche plus tard, toujours à cause de blessures, le revoilà qui vient démontrer tout son talent, avec des stats honorables de 10,8 points, 7 rebonds, 1,5 passe et 1,5 interception. Plus qu’une chose à souhaiter pour celui qui reste malgré tout rookie : que ses articulations le laissent désormais tranquille.

John Jenkins (Portland Trail Blazers)
Ceux qui suivent la NBA depuis peu de temps ne connaissent certainement pas ce nom. Drafté au premier tour en 2012 par les Hawks, Jenkins n’a sans doute pas la carrière mirobolante que son rang exigeait. Il n’a même pas disputé une seule minute dans la ligue la saison dernière. Signé par Portland pour cette Summer League, l’ancien d’Atlanta a été un grand artisan du triomphe de son équipe avec ses 12,2 points et 1,3 passe, tout cela à 68% au tir. Assez pour obtenir un nouveau contrat ?

Willy Hernangomez (Charlotte Hornets)
Une saison rookie prometteuse du côté de New York puis… plus grand chose. L’intérieur espagnol a peiné à avoir un vrai impact derrière Dwight Howard dans la peinture de Charlotte lors de la deuxième partie de la saison dernière, mais a désormais tout à prouver à son nouveau coach James Borrego. Le frère de Juan a ainsi signé 4 match de haute volée à Las Vegas pour un bilan de 18,3 points, 12 rebonds et 1,8 passe. Il devra faire face à un nouveau concurrent dans l’effectif des Hornets, en la personne de Bismack Biyombo.

Mentions : Devin Robinson (Washington Wizards), Christian Wood (Milwaukee Bucks)…

Ils ont déçu…

…Chez les rookies

Trae Young (Atlanta Hawks)
Ses débuts ont fait beaucoup de bruits, mais pas forcément pour les raisons qu’auraient souhaité le nouveau joueur des Hawks. Celui qui a fait les beaux jours de l’université d’Oklahoma la saison dernière grâce notamment à son shoot de loin s’est retrouvé en panne d’adresse durant cette Summer League, malgré des statistiques correctes au scoring. Il a malgré tout fait preuve d’un joli sens du playmaking, mais continue d’inquiéter par sa défense. Young a donc encore beaucoup d’aspects à améliorer avant ses débuts en saison régulière.

Marvin Bagley III (Sacramento Kings)
Difficile de juger l’ancien de Duke sur la Summer League de Las Vegas, puisqu’il n’y a disputé qu’un match (15 points, 7 rebonds, 2 passes). Cependant, sur les trois rencontres auxquelles il a pris part lors de la Summer League de Sacramento, Bagley a éprouvé plus de difficultés avec des moyennes de 8,7 points et 5,3 rebonds. Il n’a donc pas offert la meilleure des images à ses supporters à domicile, particulièrement à cause de son adresse (31% au tir). Blessé lors de la rencontre face à Phoenix, l’intérieur devra montrer plus à l’avenir.

Donte DiVincenzo (Milwaukee Bucks)
Après deux saisons en NCAA ponctuées de deux titres avec Villanova, dont un accompagné du trophée de MOP, DiVincenzo a rejoint l’effectif des Bucks, qui l’ont sélectionné en 17e position de la draft. Sa Summer League s’est cependant vu abrégée par une blessure au genou qui ne lui a permis de disputer que deux matchs. L’ancien Wildcat n’en a pas profité pour s’exprimer, puisqu’il n’a tout simplement inscrit aucun tir malgré sa réputation de grand shooter. À l’image de Trae Young, il devra retrouver ses sensations rapidement.

Mentions : Mikal Bridges (Phoenix Suns), Zhaire Smith (Philadelphie 76ers)…

…Chez les anciens

Josh Jackson (Phoenix Suns)
En tant que 4e choix de la draft 2017, il aurait dû se placer comme le leader de son équipe de Summer League lors de cette édition. Mais à l’image de sa dernière saison, Jackson en a déçu pus d’un. 10 points, 2,3 rebonds, 1,3 passe, 24% de réussite au tir… Pas de quoi enthousiasmer les observateurs, ni de quoi emmener son équipe plus loin que les 16e de finale dans la compétition. Malgré son apport en défense, de telles statistiques restent trop faibles.

Caleb Swanigan (Portland Trail Blazers)
Le joueur des Blazers sortait de son côté d’une édition de Summer League 2017 pleine de promesses qui avait permis à sa franchise de participer à la finale. Cette saison, Swanigan n’a pas été aussi étincelant, avec des moyennes en baisse de 8,4 points (à 39% au tir) et 10,4 rebonds. Pour se consoler, il a pu cette fois-ci soulever le trophée après la victoire de son équipe face aux Lakers.

Dragan Bender (Phoenix Suns)
Non, on ne fait pas une fixette sur les Suns dans cette catégorie, promis. Seulement, le Croate ne répond toujours pas aux attentes placées en lui lors de sa sélection en 4e position de la draft 2016. D’après Basketball Insider, son pourcentage en carrière en Summer League ne s’élève qu’à 32,6%, et ses 6,6 points et 5,2 rebonds de moyenne cette saison n’ont rien fait pour redorer son image. Il faudra donc repasser pour voir les talents qui avaient placé Bender à une telle position lors de sa draft.

Mentions : Zach Collins (Portland Trail Blazers), Rashad Vaughn (Miami Heat)…

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