NBA – 10 stars des années 2000 qu’on essaie de ne pas oublier

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«  Ah oui… je me rappelle de lui, il a disparu ! Il devient quoi ?  ». On a tous déjà eu cette réaction lors de débats nostalgiques sur les exploits d’un ancien joueur. Il était donc temps de remettre certains noms en lumière, oubliés par l’histoire.

Beaucoup d’entre eux étaient pourtant des All-Stars, des franchise players ou des lieutenants de très haute volée. Si vous ne suivez la NBA que depuis quelques années, les noms qui vont suivre ne vous disent sans doute que vaguement quelque chose et vous n’avez peut-être connu certains d’entre eux qu’en fin de carrière. Et même si vous les connaissez bien, vous êtes peut-être déjà en train de les oublier. Ils étaient des vedettes il fut un temps : zoom sur 10 stars du 21ème siècle dont l’héritage n’a pas vraiment perduré. 

1. Danny Granger

Meilleure saison  : 2008/2009 avec les Indiana Pacers – 25.8 points, 5.1 rebonds, 2.7 passes, 1.4 contre, 1.0 interceptions (67 matchs)

Avant Victor Oladipo, il y avait Paul George. Et avant Paul George ? C’est Danny Granger qui occupait le cœur des fans des Pacers. Cet ailier scoreur dans la plus pure tradition avait pour habitude d’écœurer les défenses adverses. Pas vraiment leader mais attaquant capable de prendre feu très régulièrement, ses facilités lui promettaient une carrière solide après avoir eu du mal lors de ses premières saisons. Malheureusement, une blessure au genou gauche alliée à l’explosion de PG à son poste a précipité sa fin. Coupé par les Pistons en octobre 2015, il n’a plus donné signe depuis.

Accomplissements : Champion Olympique avec Team USA en 2010 – Most Improved Player en 2009 – All-Star en 2009 – 5e meilleur scoreur de la ligue sur la saison 2008/2009 (25.8pts) – 6e meilleur scoreur de l’histoire des Pacers (9 571 points)

Lire notre article  : Qu’est devenu Danny Granger  ?

2. Kevin Martin

Meilleure saison  : 2008/2009 avec les Sacramento Kings – 24.6 points, 3.6 rebonds, 2.7 passes, 1.2 interception (51 matchs)

Même si leur début de saison est admirable, cela fait quelques saisons que les Sacramento Kings galèrent. Mais la dernière fois que l’équipe a atteint les playoffs, l’effectif comptait un tout jeune Kevin Martin dans ses rangs. Si son shoot était esthétiquement peu flatteur, cela ne l’empêchait pas de scorer à outrance. Lors de sa troisième saison, il passe de 10 à 20 points de moyenne et effleure le titre de MIP, finalement ravi par un autre arrière scoreur (qu’on retrouvera plus bas). Il devient néanmoins une valeur sûre avant que les pépins physiques ne s’en mêlent. Incapable de disputer une saison complète, il est le franchise player à mi-temps des Kings, avant d’être échangé chez les Rockets en 2010, en cours de saison. Là-bas, il termine son premier exercice complet à 23.5pts en… 80 matchs ! Puis il nous gratifiera de quelques fulgurances chez les Wolves, mais sans trop faire de bruit face à l’émergence des nouveaux talents de la ligue. Joueur qui “refusait” de défendre, en plus de jouer dans des équipes peu compétitives, cela lui a peut-être coûté sa place plusieurs fois au moment des votes du All-Star Game. Un événement qu’il n’a jamais disputé.

Accomplissements : 6e meilleur scoreur de la ligue en 2008 – Joueur ayant inscrit le plus de lancers-francs sur la saison 2010/2011 – 8e meilleure moyenne de points en NBA entre les saisons 2006/2007 et 2011/2012

3. Elton Brand

Meilleure saison  : 2005/2006 avec les Los Angeles Clippers – 24.7 points, 10.0 rebonds, 2.6 passes, 2.5 contres, 1.0 interception (79 matchs)

Si Blake Griffin, Chris Paul et Bob McAdoo semblent tenir la corde quand il s’agit d’établir les 3 meilleurs joueurs de l’histoire des Los Angeles Clippers, Elton Brand n’est pas très loin de ce trio. Et il a de solides arguments. Auteur de 4 saisons de suite à plus de 20 points de moyenne entre 2004 et 2007, son impact sur la franchise a été considérable et l’a mené à 2 participations au All-Star Game. Attaquant dominant au poste, défenseur honnête et doté d’un très bon QI basket, il mène les Clippers au second tour des playoffs en 2006. Une première pour la franchise depuis 30 ans. La même année, il termine 7e des votes pour le MVP et reçoit même de la part d’un membre du jury un vote pour la première place !

Accomplissements : 2x All-Star (2002 et 2006) – Co-rookie de l’année avec Steve Francis en 2000 – All-NBA Second Team en 2006 – 2x Meilleur rebondeur offensif de la ligue (2000 et 2002) – 4e meilleur scoreur de l’histoire des Clippers (9 336 points)

4. Steve Francis

Meilleure saison  : 2001/2002 avec les Houston Rockets – 21.6 points, 7.0 rebonds, 6.4 passes, 1.2 interception (57 matchs)

Combo guard monté sur ressorts, obsédé par le cercle et capable de noircir des feuilles de match, “Stevie Franchise” était un peu la première version de Russell Westbrook. S’il possédait tous les atouts de la star pouvant marquer plusieurs générations, dans la droite lignée d’un Penny Hardaway ou d’un Allen Iverson, son nom s’est pourtant égaré au fil des années. En 99, il fut drafté par les Vancouver Grizzlies puis envoyé quelques semaines plus tard à Houston, de sa propre demande. À peine débarqué dans la ligue, il dévoilait déjà son caractère bien trempé. Si la draft est souvent le plus beau jour d’une vie pour un jeune joueur, ce ne fut pas son cas : “J’ai failli pleurer quand j’ai été sélectionné par les Grizzlies”. Et pas des larmes de joie… Il obtient gain de cause et atterri dans le Texas où il exerce ses talents. Joueur plus orienté sur le confort de vie que sur les ambitions sportives durant ses 9 saisons, c’est sans doute ce qui a empêché ce pur talent de réunir de quoi devenir un Hall Of Famer. Un sort qui lui était pourtant promis.

Accomplissements : 3x All-Star (2002, 2003 et 2004) – Co-Rookie de l’année avec Elton Brand en 2000 – 3x joueur du mois lors de la saison 1999/2000 – 19e plus haute moyenne de minutes jouées en carrière dans l’histoire de la NBA (37.6 mins/match)

Voir notre article : Steve Francis raconte sa folle histoire

5. Michael Redd

Meilleure saison : 2005/2006 avec les Milwaukee Bucks – 25.4 points, 4.3 rebonds, 2.9 passes, 1.2 interception (80 matchs)

Pour les non-initiés, c’était un peu une version moins accomplie de James Harden. Gaucher brillant capable de sacrés folies sur le terrain, il était l’âme des Bucks durant la seconde partie des années 2000. S’il n’avait pas le côté playmaker du barbu, ni son côté nonchalant, il avait par contre le même goût pour les cartons offensifs, les step-backs derrière la ligne primée et aller provoquer des fautes. Avec 4 saisons dans le top 10 des meilleurs marqueurs et une moyenne de 23.5 points de moyenne entre 2004 et 2009, la régularité était au rendez-vous durant plusieurs années. Mais son prime fut tout de même un peu court pour ce joueur qui aurait, à coup sûr, brillé dans la NBA actuelle.

Accomplissements : Champion Olympique avec Team USA en 2008 – All-Star en 2004 – All-NBA Third Team en 2004 – 6 saisons consécutives à plus de 21 points de moyenne (entre 2004 et 2009)

Lire aussi | 10 joueurs dont la sélection All-Star a été oubliée

6. David Lee

Meilleure saison  : 2009/2010 avec les New York Knicks – 20.2 points, 11.7 rebonds, 3.6 passes, 1.0 interception (81 matchs)

En 2005, David Lee est choisi au premier tour de la draft par les New York Knicks. Quatre ans plus tard, il atteint son prime et devient dans la foulée All-Star pour la première fois. Alors qu’il semble se construire comme la star que le tout New York attend, les dirigeants l’échangent à la surprise générale à Golden State à l’été 2010. Pour pouvoir accueillir Amar’e Stoudemire, déporté d’Arizona. Avec la franchise californienne, son rendement sera variable. Désormais retraité depuis 2017 après une dernière saison intéressante à San Antonio en tant que vétéran, il laisse une belle carrière derrière lui. Il est peu probable que Lee rentre dans quelconque discussion au sujet des intérieurs les plus marquants des années 2000 et 2010 lorsqu’on évoquera le débat dans quelques années, ni même aujourd’hui. Pourtant, ce roi du double-double a fait valoir son efficacité durant plusieurs années. Trop sobre, dira-t-on.

Accomplissements : Champion NBA 2015 avec les Warriors – 2x All-Star (2010 et 2013) – All-NBA Third Team en 2013 – 3x dans le Top 5 des meilleurs rebondeurs de la ligue (2009, 2010 et 2013) – Joueur ayant enregistré le plus de double-doubles lors des saisons 2008/2009 (64) et 2012/2013 (56)

7. Gerald Wallace

Meilleure saison  : 2009/2010 avec les Charlotte Bobcats – 18.2 points, 10.0 rebonds, 2.1 passes, 1.5 interception, 1.1 contre (76 matchs)

Entre la fin des années 2000 et le tout début des années 2010, lorsque l’on dressait une liste des meilleurs défenseurs de la ligue, le nom de Gerald Wallace se devait d’en faire partie. Mais loin de n’être qu’un simple stoppeur, cette bête physique était également capable d’assurer le rôle de go-to-guy dans le même temps. Une sorte de Kawhi Leonard du pauvre. En 2011, échangé par Michael Jordan, il quitte Charlotte pour Portland. Un trade qui réduira son statut à travers la ligue. Il n’y restera qu’une année avant un départ chez les Nets au sein d’une «  superteam de vétérans  » (Joe Johnson, Deron Williams, Jerry Stackhouse). La mayonnaise ne prendra pas et la fin des belles années de Gerald Wallace sera définitivement actée.

Accomplissements : All-Star en 2010 – All-Defensive First Team en 2010 – Meilleur intercepteur de la ligue en 2006 – Seul joueur de l’histoire à avoir compiler au moins 20 points/15 rebonds/8 interceptions/4 contres dans un match NBA (en 2006)

8. Josh Howard

Meilleure saison : 2007/2008 avec les Dallas Mavericks – 19.9 points, 7.0 rebonds, 2.2 passes (76 matchs)

En 2006/2007, un Dallas revanchard de sa finale perdue face à Miami domine la ligue de la tête et des épaules en saison régulière. Un trio se dégage de ce collectif très bien huilé, celui formé par Dirk Nowitzki, Jason Terry et Josh Howard. Ce dernier sera même sélectionné pour le All-Star Game cette saison-là. Impactant des deux côtés du terrain durant plusieurs saisons, l’ailier est alors souvent considéré comme l’un des joueurs les plus sous-estimés de la ligue, porté par son statut de bras droit du meilleur joueur européen de l’histoire. Il frôle même les 20pts/match en 2008. Puis viendra le début du calvaire. Il finira opéré des deux genoux et freiné par sa fragilité, comme beaucoup d’autres.

Accomplissements : All-Star en 2007 – Joueur de la semaine 2 fois de suite en décembre 2006 – 2e meilleur moyenne d’interceptions des playoffs en 2007 (2.2)

9. Monta Ellis

Meilleure saison : 2009/2010 avec les Golden State Warriors – 25.5 points, 4.0 rebonds, 5.3 passes, 2.2 interceptions (64 matchs)

Si Kevin Martin n’a pas été MIP en 2007 après une exceptionnelle progression, c’est parce qu’un joueur avait réussi à faire mieux. Ce joueur, c’était Monta Ellis. Rare sophomore à obtenir ce trophée, il explose lors de sa deuxième saison au sein d’une équipe de Golden State des plus funs à voir jouer et qui réussira l’exploit de sortir les Mavericks, leaders de la NBA, au 1er tour des playoffs. Joueur imprenable de par sa vitesse, sa créativité et son imprévisibilité, sa qualité de finition près du cercle était chirurgicale. En 2009/2010, alors qu’un rookie nommé Stephen Curry débarque dans le roster, il prend une autre dimension et termine 6ème meilleur scoreur du championnat. Malgré son talent, les Warriors ne parviennent pas à passer un cap avec lui en tant que leader. Après deux saisons en tant que meilleur marqueur de la franchise, il est échangé en cours de saison à Milwaukee contre notamment Andrew Bogut. En 2015, il renaît en éclaboussant les playoffs de son talent (26 points par match) sous le maillot des Dallas Mavericks, après une bonne saison régulière. Actuellement sans contrat (mais toujours payé par les Pacers), on ne sait pas si on reverra Monta Ellis un jour en NBA. Une ligue dans laquelle il a laissé une trace, mais pas certain que celle-ci résistera au temps.

Accomplissements : Most Improved Player en 2007 – 6e meilleur scoreur de la ligue en 2010 – 2x plus haute moyenne de temps de jeu de la ligue (2010 et 2011)

10. Ben Gordon

Meilleure saison : 2006/2007 avec les Chicago Bulls – 21.4 points, 3.1 rebonds, 3.6 passes (82 matchs)

Certes, il possédait beaucoup de déchets dans son jeu mais Ben Gordon n’en demeurait pas moins un joueur surprenant. Pour preuve ses performances lors de cette série légendaire face aux Celtics en 2009. 42 points dans le match 2 et le tir qui envoie tout le monde en prolongation dans le match 4. Mais aussi capable de finir le match 5 à 6/21. Tout le paradoxe de ce joueur qui représentait mieux que personne la formule « Capable du meilleur comme du pire ». Empileur de briques dans ses mauvais jours, il pouvait aussi prendre feu comme peu d’autres. En novembre 2009, il finissait un match à 1/16 d’adresse avec Detroit. Dans le même temps, trois fois seulement un joueur a terminé une rencontre NBA à 100% de réussite à 3 points en prenant au moins 9 tentatives. Et Ben Gordon a accompli deux de ces trois perfs. Avec davantage de discipline et de régularité, son talent aurait pu marquer l’histoire.

Accomplissements : Champion NCAA en 2004 – 6e homme de l’année en 2005 (en tant que rookie) – Deux matchs à 9/9 à 3 points en carrière – 3e joueur avec le plus de matchs à plus de 35 points dans l’histoire des Bulls (19)

Mentions 

Andrew Bynum, Michael Finley, Corey Maggette, Jamal Mashburn, Larry Hughes

En plus des mentions, nous aurions pu nous orienter vers des noms tels que Brandon Roy, Deron Williams, Gilbert Arenas ou autre Carlos Boozer, mais ils s’avéraient moins pertinents. Ces derniers ont laissé une trace plus indélébile que leurs 10 compères et leurs noms ont plus de chances de traverser les époques. En tous cas, « star un jour » ne veut pas forcément dire « star toujours ». La gloire est éphémère et le destin de ces joueurs nous le rappelle bien. 

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