Avec l’annonce du retour de l’ASVEL en Euroligue pour les deux prochaines saisons, un air d’effervescence règne autour du Rhône. Le président Tony Parker a accordé un entretien au journal l’Equipe cette semaine. L’occasion de détailler un peu plus le projet villeurbannais.

Depuis Limoges, trois ans se sont écoulés sans club français en Euroleague, avant le retour désormais officiel d’un club tricolore pour la saison prochaine : LDLC Asvel.

Une grande satisfaction pour le président Tony Parker. Son club a obtenu une wildcard pour deux ans, après son titre de champion de France en 2016 et un budget porté à 9,2 millions d’euros. Le meneur des Hornets n’a pas caché son enthousiasme à nos confrères de l’Équipe :

« Je suis vraiment content, c’était le but ultime. (…) Depuis le début, j’ai expliqué que si j’ai investi en France c’est pour être en Euroligue et pour que le basket français ait un club au meilleur niveau européen. »

Une étape importante, mais pas finale. Beaucoup de travail attend encore Tony et ses collaborateurs : « On a deux ans pour continuer à remplir les objectifs et le cahier des charges de l’Euroligue ». À commencer par la grande salle, véritable obsession et condition sine qua non au développement du club selon Tony Parker. Le meilleur joueur de l’histoire du basket français s’est déjà mué en bâtisseur. Son académie ouvrira en septembre prochain pour accompagner des jeunes sur le chemin de la réussite, professionnelle, sportive et culturelle.

Autre objectif majeur, Tony Parker souhaite que son club soit « labélisé » Euroleague, pour s’inscrire à vie en dans la plus prestigieuse compétition européenne. Surtout que ce statut assure des revenus sur les droits télévisuels nettement supérieurs à ceux obtenus via la wildcard. « Tant qu’on ne sera pas en Euroligue à plein temps, on aura pas ce fameux million voire million et demi de droits télé » explique-t-il, toujours dans les colonnes de l’Équipe. Des revenus télévisuels qui pourraient permettre d’atteindre la barre des 15 millions d’euros de budget, «rêve absolu », de TP9, pour atteindre le final four de cette Euroleague.

« Mes trois objectifs sont la grande salle, stabiliser le budget et devenir une franchise »

Les deux prochaines saisons seront toutefois difficiles sur la plan sportif en Euroleague. « Ce sera compliqué de rivaliser », confie le président arrivé en 2014 à la tête du club. Mais l’ASVEL pourra compter sur sa formation de qualité pour les années à venir : Théo Maledon, Sofiane Briki, Khadim Sow, Livio Jean-Charles ou encore Amine Noua. Autre avantage, le temps. L’annonce précoce de l’accès en Euroleague va permettre au club de bien se préparer pour la saison prochaine.

Le projet suit son cours, et TP garde oeil attentif dessus depuis Charlotte, où il se distingue par de très solides performances. Espérons pour le basket français que le développement fonctionne au mieux.

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