En 2010, les Lakers gagnaient le championnat pour la deuxième fois d’affilée et Ron Artest, au sommet de son art, arrivait « un peu » imbibé en conférence de presse. Flashback.

C’était en 2010, les Lakers de Kobe Bryant étaient au top et venaient de remporter le titre face au Big Three des Celtics. Menés 3-2 dans la série, les Lakers et notamment Kobe avaient notamment profité de la blessure de Kendrick Perkins en début de Game 6 pour assassiner les Celtics en leur mettant 22 points d’écart (89-67).

Dans l’étouffant Game 7, Ron Artest alias Metta World Peace avait été clutch en fin de match, plantant un trois points pour donner 6 unités d’avance aux Angelinos à une minute du terme. Un vrai dagger, qui avait scellé la partie et le titre.

Comme tous les champions, les Lakers ont fêté leur victoire au champagne, et comme on pouvait s’y attendre, Ron Artest a bu plus de champagne qu’il n’en a jeté sur ses collègues.

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Il a donc débarqué en conférence de match très heureux, mais aussi quelque peu éméché :

J’ai des Wheaties ! J’ai une boite de Wheaties ! J’ai des Wheaties ! Je suis super excité. Vous n’avez pas l’air excités, je m’en vais. Vous tous n’avez pas l’air excités, et je suis super excité. Alleeeeez ! Je viens juste de boire du champagne et ça m’a foutu en l’air. Mes enfants ne sont pas là ? Ils ne doivent pas vouloir briller.

My family, my family ! Allez les gars [cache la bouteille de champagne]. David [Stern] ne va pas apprécier ça.

[…]

Kobe nous a fait confiance et il nous a fait nous sentir vraiment bien. Et… Il m’a passé la balle ! il ne me passe jamais la balle ! Il m’a passé la balle !! Kobe m’a passé la balle et j’ai marqué un trois points. Et Phil ne voulait pas que je le prenne. Quand j’ai shooté ce trois point je l’ai entendu. C’est le Zen Master, il peut te parler sans parler, et j’ai entendu dans mon oreille : « Salut mon gars, ne shoote pas, ne shoote pas ». Je me suis dis, peu importe !

Ron Artest n’est jamais très loin des histoires d’alcool, c’est d’ailleurs ça qui lui a valu de ne pas se faire drafter par les Knicks en 1999. Toutefois, on préfère le voir un peu alcoolisé plutôt qu’en train de se battre, c’est plus drôle.

Encore une fois, Metta World Peace est au cœur d’une histoire peu glorieuse mais marrante. Un véritable personnage à part.

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