NBA – Pourquoi Tim Duncan était dépité quand les Spurs ont drafté Manu Ginobili

Duncan Parker Ginobili
DR

Tim Duncan se souviendra longtemps de l’été 1999. Un soir de juin, Timmy était devant sa télé pour regarder la Draft. Et les sélections des franchise, dont celle d’un certain Manu Ginobili, ne l’ont pas vraiment comblé.

Publicité

En 1999, les Spurs viennent tout juste de remporter leur premier titre de champion NBA quand se profile la Draft. Bien évidemment, les Texans ont 2 picks moyens (le 29ème, et le 57ème pour être précis).

Au premier tour, ils sélectionnent un flop, Leon Smith, qui ne jouera qu’une quinzaine de matchs NBA dans sa carrière. Mais comme si ce n’était pas suffisant à ce moment-là, ils ont l’audace de sélectionner un Argentin avec le 57ème pick ! Cet Argentin, c’est un certain Emanuel Ginobili.

Publicité

Devant sa télé, Tim Duncan est dépité. Lors de la cérémonie en hommage à Manu Ginobili, lors de laquelle son numéro 20 avait été retiré, le légendaire ailier fort racontait l’épisode avec humour :

Publicité




J’ai eu ce coup de fil de Pop. Chaque année, je regardais la Draft. J’étais assis chez moi, et j’avais dit à tout le monde toute la journée que je ne la regarderais pas. Bref je suis chez moi, je regarde, et on choisit des mecs dont j’avais jamais entendu parler. Et d’un coup… « Emanuel Ginobili ».

Lire aussi | Steve Francis, l’autre phénomène de la draft 1999 (ancien dealer)

J’étais genre : « Qui ça Pop ? On vient de prendre qui ? » Il me disait : « Mais si il est super tu verras, il va faire ci, ça », j’étais genre : « Ok Pop, ok. Si tu veux »

La suite, vous la connaissez tous. Trois ans après, Manu Ginobili débarque chez les Spurs en 2002, un an après l’arrivée de Tony Parker. Entre 2003 et 2007, San Antonio gagne 3 titres en 5 saisons.

Publicité

Il y ajouteront un autre sacre en 2014, signant ainsi l’apogée du Spurs Basketball et de la dilution individuelle dans le collectif. Les 3 joueurs sont désormais tous à la retraite, et en sirotant une bonne bière, ils peuvent se rappeler qu’aucun Big Three n’a gagné plus de matchs qu’eux dans l’histoire de la grande ligue. Rien que ça.

Une performance folle quand on sait que si Tim Duncan a été drafté en 1er, Tony Parker le fut en toute fin de premier tour, et Ginobili en toute fin de second. Mais le système Spurs a parfois ce don d’échapper à la rationalité et de tirer le meilleur de chacun.

Publicité

Avec du recul, Tim Duncan peut parler de véritable coup de génie des Spurs sur le dossier Manu Ginobili. Le soir fatidique, en revanche, c’était autre chose !

NBA 24/24

Les dernières actus