A une époque où la NBA s’attache à protéger ses joueurs et à ne prendre aucun risque pour leur santé, parfois peut-être à l’excès, plongée dans une période pas si lointaine où le credo était simple : « si tu peux marcher, tu peux jouer ».


Ah, la NBA des années 80. Son jeu physique, son style, ses bagarres, ses matchs mythiques. A cette époque, on n’accorde que très peu d’importance à la santé mentale et physique des joueurs. Les équipes voyagent dans des avions de ligne, le protocole de concussion n’existe pas, et les fameux 4-in-5 (4 matchs en 5 nuits) sont légion. Surtout, une règle tacite règne : pour ne pas jouer, mieux vaut avoir une très bonne raison, comprenez mieux vaut être en très mauvais état.

Autant dire que par rapport à la ligue actuelle, où un Kawhi Leonard a refusé de rejouer des mois après l’autorisation d’un médecin, et où les stars ont pris la fâcheuse habitude de s’asseoir lors de certains back-to-back, la NBA des années 1980 ressemble au Far West.

Des exemples ? Au début de la décennie, plutôt que prendre du repos pour une blessure au cou, Calvin Murphy joue pour les Rockets avec un combo casque/minerve sur la tête :

Mais l’exemple le plus célèbre en la matière reste bien celui de Gerald Henderson Sr, joueur des Celtics à la même époque. Son fils se souvient :

Il s’était cassé la mâchoire la nuit d’avant, et c’était sa première ou seconde année dans la ligue. Il avait été drafté par San Antonio et s’était fait couper. Ensuite il avait joué dans la Western League qu’il y avait à l’époque. Il avait gagné le titre et le MVP, et les Celtics l’avaient récupéré. Mais ils pouvaient le couper à n’importe quel moment, ce n’était pas une star.

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Il savait donc qu’il devait jouer, car le mindset à l’époque était : « si tu peux marcher, tu peux jouer ». Alors il est allé sur le terrain et il a joué. C’est marrant d’imaginer si ça s’était passé aujourd’hui. Il aurait eu le protocole de concussion et serait out pour un mois. Et c’est une photo cool aussi parce qu’en plus de la minerve, il a quand même sa chaîne en or.


La persévérance de Gerald Henderson a payé, au point que le joueur s’est retrouvé sur le parquet lors de certains instants cruciaux. Lors du Game 2 des mythiques Finales de 1984, il entrait dans la légende des Celtics avec une interception décisive pour aller chercher une prolongation que les C’s ont finalement remporté :

Une belle histoire, qui ne serait évidemment plus possible aujourd’hui, mais qui contribue à la légendes des années 1980 dans la grande ligue.

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