Défendre Giannis Antetokounmpo n’est jamais simple. Le joueur des Bucks n’est pas MVP de la NBA pour rien. Pourtant ce samedi, Gregg Popovich a parfaitement réussi à contrer le Freak. Retour sur un plan qui a tenu le Pop en haleine pendant un moment.


Vous avez déjà vu Giannis Antetokounmpo partir en contre-attaque, seul ? Dans 99% des cas, cela fait ficelle derrière, car le Greek Freak est inarrêtable dans ce genre de situation. Si vous avez regardé le match entre Team USA et la Grèce ce samedi, vous voyez de quel type d’action on veut parler.

Hier encore, le joueur des Bucks a bien eu plusieurs opportunités où il a pu faire parler sa puissance. Comme là, par exemple :

Au final, il a terminé à 15 points à 7/11 au tirs, ainsi que 13 rebonds. Un bon match sur le papier, qui en réalité n’en est pas vraiment un. La bête a été maîtrisée, et le chasseur s’appelle Gregg Popovich.

Pas besoin de s’étayer sur la réputation du légendaire coach des Spurs. S’il en est là aujourd’hui, ce n’est pas pour rien. Alors quand il a su que Giannis allait se dresser sur la route de son équipe, le Pop’ a commencé son plan avec l’intégralité de son staff. En passant de Jeff Van Gundy à Steve Kerr : tout le monde a mis la main à la pâte. Des heures de sessions vidéos ou de consignes auprès de joueurs afin que tous les joueurs soient prêts lors du moment venu.

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Mais le plan de Popovich a connu un premier couac : Jayson Tatum. L’ailier des Celtics devait au départ défendre sur Giannis, mais il s’est blessé à la cheville. Son retour est prévu lundi, au mieux. Son remplaçant a été désigné : Joe Harris. Autant vous dire que le joueur des Nets n’était pas fan de l’idée. Défendre sur Giannis est ce que l’on appelle une corvée.

Alors vendredi, la veille du match, son coach l’a appelé pour lui dire qu’il ne défendrait finalement pas sur Giannis : « Je voulais qu’il dorme correctement » a expliqué Gregg Popovich. Ce dernier a alors passé une bonne partie de la nuit à discuter avec plusieurs personnes pour améliorer son plan et stopper le MVP. Le résultat ? Pas un seul, mais plusieurs joueurs ont été chargés de la tâche.

Successivement, ce sont donc Barnes, Middleton, Brown et Smart qui ont défendu sur Giannis. C’est d’ailleurs Marcus Smart qui a rencontré le plus de succès. Le joueur des Celtics a la réputation d’un pitbull, et ce n’est pas pour rien.


Le but était clair : mettre des joueurs différents sur Antetokounmpo afin de le forcer à réfléchir, à analyser. Chaque joueur est différent, et chaque joueur a ses faiblesses, mais avant une possession, il n’avait aucune idée de qui allait le défendre. Et comme certaines franchises NBA, le Pop’ n’a pas hésité à demander à ses joueurs de doubler Giannis voire même le tripler (lancer 3 joueurs contre lui) au poste.

Mais tout cela était fait astucieusement. Si un joueur vient aider en défense sur Giannis, il laisse forcément un adversaire seul. Sauf que chaque joueur de Team USA savait pertinemment quel joueur était le plus faible à trois points du côté de la Grèce. Il y avait toujours le risque qu’un Grec prenne feu, mais ce ne fût pas le cas. Ils ont terminé à 25% au tir et un pauvre 7/27 derrière l’arc. Le tout a fonctionné et comme un signe, Giannis a ciré le banc durant l’intégralité du 4QT : la Grèce a préféré abandonné, sachant qu’elle ne pouvait pas remporter ce match.

Le plan de Gregg Popovich a pris du temps, mais il a fonctionné parfaitement. La Grèce ne sait pas encore comment utiliser correctement Giannis, et Team USA en a profité.

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