NBA – Grand ménage en vue à New York ?

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Après un début de saison catastrophique, David Fizdale a été viré. Pour les Knicks, c’est une nouvelle saison décevante qui s’annonce. Un grand ménage s’annonce à Gotham, et le départ du désormais ex-coach n’était peut-être que le début. Analyse en détails.

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C’était attendu, et c’est désormais chose faite. Avec seulement 4 victoires après 22 matchs, David Fizdale n’a pas été retenu à la tête des Knicks. La nouvelle est tombée hier soir lors d’une soirée assez calme : le coach est viré. En 104 matchs, Fiz n’aura à son actif que 21 victoires. Un bilan catastrophique dans lequel il tient une part de responsabilité par son incapacité à avoir insuffler le moindre fond de jeu à son équipe sur le parquet, mais dont il est loin d’être le seul responsable.

C’est à ce moment que les regards se tournent vers les décisionnaires de la franchise, Scott Perry et Steve Mills. Le premier est le General Manager tandis que le second est le président du club. Et c’est ce dernier qui pourrait bien être la prochaine tête à sauter. Présent chez des Knicks depuis 1999, Mills traverse les années (et les échecs du club) sans que personne ne vienne lui demander des comptes. Mais ce temps serait vraisemblablement résolu. D’après Frank Isola, de The Athletic, l’actuel président des Knicks sera soit viré, soit replacé à un poste différent dans l’organigramme de la franchise de Manhattan à la fin de cette saison.

Les prémices d’un possible grand ménage.

Venons-en à Scott Perry. Arrivé à New York à l’été 2017, il est l’architecte de la reconstruction des Knicks. Sauf que depuis son arrivée, celui qui était censé être la pire angulaire de ce nouveau cycle, Kristaps Porzingis, est parti. Kevin Durant et Kyrie Irving ont boudé les Knicks durant la free-agency l’été dernier. Au même titre que son collègue, des voix qui grondent vont commencer à bientôt l’entourer. Et quand on sait que James Dolan, propriétaire du club, ambitionne de recruter Masai Ujiri, actuel président des opérations basket des Raptors, l’été prochain, on se dit que les jours de Perry pourraient aussi être comptés. Le nom de Sam Presti, la tête pensante du Thunder, est également revenu à plusieurs reprises dans la presse américaine. En somme, il est donc fort possible que Perry et Mills quittent le navire à l’issue de la saison 2019-2020.

Désormais en quête d’un nouveau coach, d’un nouveau président et d’un nouveau GM, les Knicks semblent à l’aube d’une refonte totale du club.

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Arrêtons nous quelques instants sur le poste de coach. Maintenant que Fizdale est parti, c’est Mike Miller qui va assurer l’intérim jusqu’à la fin de la saison. Miller était le coach de l’équipe de G-League des Knicks l’an passé, il était même élu coach de l’année à l’issue de celle-ci. Et cette année, il a été promu dans le staff de Fizdale. Il connait donc le club, et il a fait ses preuves dans le développement des jeunes joueurs. Au sein d’une franchise qui possède en Frank Ntilikina, RJ Barrett, Mitchell Robinson ou encore Kevin Knox une flopée de jeunes talents à faire grandir, la prise de pouvoir de Miller semble être une bonne chose pour le développement de ces derniers.

Mais est-il la solution à long terme sur le banc pour les Knicks ? C’est une question à laquelle il est difficile de répondre actuellement. Le mieux à faire est de lui laisser cette saison pour travailler. Si l’équipe montre des progrès, alors peut-être que son maintien sur le banc sera envisagé. Dans le cas contraire, la recherche d’un nouveau tacticien sera alors enclenchée.

C’est là que les hypothèses peuvent commencer à être formulées. Qui prendra la succession de Fizdale (techniquement de Miller) ? Qui va se lancer dans ce challenge infernal ? Depuis 24 heures, les médias New Yorkais affirment que de nombreux noms seraient déjà dans la tête de Steve Mills et Scott Perry. On pense d’abord à Mark Jackson, souvent lié à la franchise et qui semble être le favori. Mais aussi à Becky Hammon, assistante de Gregg Popovich à San Antonio qui serait apparemment intriguée par le poste. Les noms de Jeff Van Gundy, un ancien de la maison, et Jason Kidd reviennent aussi souvent. Les plus inventifs pensent même à la légende du club, le seul et unique Patrick Ewing, actuellement embourbé dans une saison compliquée avec l’université de Georgetown. Des beaux noms qui auraient la lourde tâche de relever une franchise clouée au sol depuis des années.

Mais en réalité, l’identité du futur coach des Knicks n’a pour le moment pas d’importance. Avant de réfléchir à ça, il faudrait penser à nettoyer cette franchise en partant du haut. De tout en haut. Dolan, Mills, Perry, tout le monde doit partir. Les Knicks doivent répartir de zéro.

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Pour conclure, discutons de l’aspect sportif. Malheureusement, il n’y a pas grand chose à dire. Un bilan qui s’élève à 4-18, une attaque pas inspirée, une défense qui manque de régularité… Les Knicks sont mauvais et une fois de plus, les regards sont déjà tournés vers la draft alors que l’année civile n’est pas terminée. Désormais, le cap va être mis à fond sur les jeunes. On espère que Mike Miller va tirer le meilleur de Frank Ntilikina, RJ Barrett et Mitchell Robinson. Ce trio nous semble être l’avenir de la franchise. Ensuite, n’oublions pas les Knicks ont toujours de la flexibilité financière grâce aux contrats court distribués l’été dernier. Enfin, New York aura une fois de plus un choix de draft très élevé en juin prochain, de quoi ajouter un autre élément prometteur à ce jeune groupe.

Tout n’est pas perdu pour ce club. La jeunesse talentueuse est là, et elle ne demande qu’à progresser. Désormais, il faut structurer le club autour d’eux. C’est primordial. Ces jeunes ont besoin d’un coach, d’un président, bref, d’un entourage avec une vision claire. À l’image de leurs voisins, les Nets, les Knicks doivent construire un projet et s’y tenir. Rome ne s’est pas faite, alors il faut laisser du temps à ce projet. Si les autres y arrivent, eux aussi peuvent y arriver.

La Grosse Pomme est malade, et il est grand temps de la guérir.

Nouvelle désillusion pour les Knicks, engagés dans un cercle vicieux dont ils peinent à se sortir. Le point positif, c’est que le grand ménage semble enfin débuter. Une bonne chose pour les fans de la franchise, qui vont une nouvelle fois devoir se montrer très patients. Un jour, les Knicks seront de retour. On y croit.

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