NBA – Le trade pour Pippen validé par Michael Jordan

Jordan Scottie Pippen pigeon argent
(DR)

Scottie Pippen et Michael Jordan, c’est deux three-peats conquis ensemble. Le deuxième, cependant, aurait très bien pu ne jamais intervenir, puisqu’un Jordan fraîchement retraité avait donné son aval pour un trade impliquant son partenaire de luxe en 1994. Récit.

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Nous voici replongés en juin 1994. Les Rockets viennent d’être couronnés champions NBA, profitant notamment de la première retraite de Michael Jordan. Ce dernier exerce alors ses talents de joueur de baseball, et occupe les rangs de l’équipe « réserve » des Chicago White Sox. Les Bulls, quant à eux, sont parvenus à conserver un digne visage en son absence.

Emmenés par un Scottie Pippen de gala, ils terminaient quelques mois plus tôt la saison régulière avec un bilan très honorable de 55 victoires pour 27 défaites, avant de quitter les playoffs au second tour. Un événement de taille aurait alors pu bouleverser drastiquement la légende de la franchise, et est raconté par George Karl, ancien coach des Sonics, dans ses mémoires.

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Les Bulls ont vu une opportunité s’offrir à eux. Quatre jours avant la Draft, Jerry Krause m’appelle. Le GM de Chicago, qui m’avait dernièrement rendu visite en Espagne, avait une proposition : (Shawn) Kemp, (Ricky) Pierce, et notre choix du premier tour contre Scottie Pippen.

Pippen était le meilleur ailier de la ligue. Aucun domaine ne lui résistait. Durant l’une des retraites de Michael, Scottie était le leader de son équipe dans les cinq catégories statistiques majeures – rebonds, points, contres, interceptions et passes – une chose tellement rare qu’elle ne s’était produite qu’une fois dans l’histoire de la NBA (Dave Cowens aux Celtics, en 1977-78).

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Mais avec son partenaire de choc, MJ, qui s’était tourné vers le baseball, Pippen était peut-être un peu déconnecté. Quand j’ai tenté d’imaginer les Sonics sans Shawn, je savais qu’il me manquerait, mais j’étais assez excité à l’idée de voir Gary (Payton) et Scottie faire une trappe ; ils auraient éteint les arrières adverses.

L’idée d’associer Pippen et Payton fait son chemin dans l’esprit de Karl. Seattle sort alors d’un upset honteux au premier tour des playoffs, et se doit de rebondir. Le trade en question semble donc un bon moyen d’y parvenir, tandis que la franchise ne possède passablement plus de GM. Indécis, le coach décide de demander conseil à… Jordan, pour s’assurer que le deal en valait la chandelle.

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J’ai donc appelé Michael. On a parlé de ligue mineure de baseball, du basket en Caroline du Nord, et de golf. Puis on a parlé du gros transfert qui se trouvait sur la table. Est-ce qu’on devrait le faire ? « Faites-le », m’a-t-il dit. « Scottie peut rendre vos autres joueurs meilleurs. Kemp ne peut pas. »

Vous avez bien lu, MJ a appuyé sur la gâchette pour envoyer Pippen loin de Chicago, quelques mois avant de reformer son alliance avec lui. Car oui, Barry Ackerley, le propriétaire des Sonics, bien moins enthousiaste à l’idée de se séparer de Shawn Kemp, a fini par faire capoter le deal, au grand dam de Jerry Krause. Jordan serait-il revenu à ses premiers amours en l’absence de Pippen ? Son duo avec Kemp se serait-il révélé aussi productif ? Rien n’est moins sûr.

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Le trade de Scottie Pippen aux Sonics, soit l’un des plus gros What-Ifs de l’histoire de la ligue, a failli devenir réalité suite à l’intervention de Michael Jordan. Pour ceux qui n’étaient pas familier avec l’anecdote, on parie que vous ne l’aviez pas vu venir.

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