NBA – Qui étaient les taupes des Bulls ? L’auteur du livre Sam Smith s’explique

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Près de 30 ans après, le scandale initié par le livre The Jordan Rules ne s’est toujours pas estompé, et The Last Dance n’a fait que remuer le couteau dans la plaie. Face aux diverses accusations qui pullulent, Sam Smith, l’auteur de l’œuvre, a donc été contraint de réagir.

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A posteriori, difficile de comprendre pourquoi Horace Grant s’est réjoui de quitter les Bulls en 1994, si l’on s’en tient uniquement à son épanouissement sur les terrains. Pièce maitresse de l’effectif de Phil Jackson aux côtés de Michael Jordan et Scottie Pippen, l’intérieur a joué un grand rôle dans le premier 3-Peat de sa franchise.

Ce divorce total entre Chicago et son joueur tient en réalité son explication dans ses activités hors terrains durant l’été 1992, qui font toujours l’actualité 28 ans plus tard. La période avait été marquée par le tremblement de terre déclenché par la publication de The Jordan Rules, et la chasse à la taupe qui s’en était suivie.

Grant faisait alors office de cible privilégiée des accusations, notamment de la part de la principale victime de cette affaire, à savoir Michael Jordan. Ce dernier n’a aujourd’hui toujours pas modifié son discours, et reste persuadé que c’est l’ancien ailier fort qui l’a dépeint si péjorativement auprès de Sam Smith, l’auteur de l’œuvre.

Une version réfutée inlassablement par l’accusé, qui commence à afficher de gros signes d’agacement. Dans ce climat on ne peut plus tendu entre les deux hommes, Smith a donc tenté d’intervenir. Sur les ondes de la radio de San Francisco 95.7 « The Game », le journaliste a qualifié de « non-sens » l’idée selon laquelle Grant serait son unique source.

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J’ai suivi ce groupe depuis l’arrivée de Michael, et je connaissais Phil Jackson depuis son passage en CBA dans l’équipe d’Albany. J’ai fait un sujet sur lui du temps où il était là-bas. Johnny Bach (ancien assistant coach des Bulls, ndlr) était originaire de Brooklyn. Je le connaissais déjà lorsqu’il était coach aux Warriors dans les années 1980. Je connaissais tous ces gens et j’étais proches d’eux.

En clair, Smith pouvait compter sur la confiance de bon nombre de membres des Bulls, et avait donc suffisamment d’interlocuteurs potentiels pour ne pas se contenter de l’unique version d’Horace Grant. Il ne réfute malgré tout pas le fait que l’intérieur ait pu lui donné des informations, et donne même des raisons qui auraient pu le pousser à agir de la sorte.

Je me rappelle avoir toujours plaisanter avec les joueurs. Horace pouvait sortir un match à 28 points et 16 rebonds, les médias allaient quand même lui demander ce qu’il avait pensé de la performance de Michael. C’était comme ça avec tous les gars.

Michael était bien plus à l’aise verbalement que Horace. Il le harcelait, avait toujours le dernier mot.

Ce n’est pas avec cette sortie que l’étiquette de suspect numéro 1 risque d’être enlevée à l’ancien partenaire de MJ.

Le mystère reste donc opaque sur les identités précises des taupes du vestiaire de Chicago, mais Sam Smith n’apparait pas vraiment comme un bon avocat pour Horace Grant dans ce dossier.

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