NBA – L’incroyable discours de Magic Johnson à ses coéquipiers pour leur annoncer sa séropositivité

(DR)

En 1991, Magic Johnson créait un séisme dans le monde du basket en annonçant qu’il avait contracté le SIDA. Quelques minutes avant d’annoncer la nouvelle à la planète entière, l’éternel leader du Showtime mettait ses coéquipiers dans la confidence dans un discours jugé alors fou…

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30 ans après avoir contracté le VIH, Magic Johnson est toujours là. Cette phrase, pas une personne ne l’aurait crue à l’époque, quand la maladie était associée à une mort quasi-immédiate. Les journalistes présents lors de l’annonce du meneur se souviennent de confrères en larmes, d’un sentiment surréaliste. A l’époque, c’est sûr : comme Freddie Mercury, comme Arthur Ashe, comme tout le monde ou presque victime du SIDA, Magic Johnson va être balayé en quelques semaines et mourir en pleine gloire.

Dans ce contexte de manque d’éducation sur cette maladie, le quintuple champion NBA devient un paria pour certains. Il ne compte plus ceux qui refusent de lui serrer la main, voire carrément d’être dans la même pièce que lui…

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Mais ceux dont il a toujours été assuré du soutien, ce sont ses coéquipiers. Dans un excellent papier publié par David Aldridge pour The Athletic, Byron Scott se souvient du discours de Magic, quelques minutes avant de faire face à la presse pour annoncer la terrible nouvelle. Et l’optimisme qui en a émané a scotché tout le monde :

Un jour, on était à l’entraînement, et le coach dit : « Tout le monde au Forum, immédiatement, sans vous doucher, rien ». J’étais là à la ligne de lancer, James Worthy me dit : « Il se passe quoi, mec ? » J’ai dit : « Je sais pas, sûrement un truc en rapport avec Magic ».

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Face à nous (quand il a annoncé la nouvelle, ndlr), il souriait. Il souriait. Il était genre : « Je vais vaincre ça ». Il nous a dit : « Dieu a donné ça à la bonne personne. Je vais le surmonter ». A ce moment-là, avec ce qu’on savait du virus, j’étais convaincu qu’il était condamné à court terme. Je savais qu’il ne serait plus là pour très longtemps. Je me disais que dans 6 mois, il serait parti. Que j’allais perdre un ami, un coéquipier, quelqu’un que j’aime. Et lui est là, à faire des blagues, la tête haute.

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Aussi héroïque soit-il, à ce moment-là, l’optimisme de Magic Johnson n’a déteint sur personne. Tout le monde, des journalistes aux joueurs en passant par les exécutifs et les fans, le prenaient pour un fou en plein déni, un condamné à mort qui l’ignorait. Quand le meneur a expliqué au podium, qu’il entendait « continuer à vivre, et à vivre longtemps » sourire aux lèvres, personne ne l’a cru.

10 mois plus tard, pourtant, Magic glanait l’or olympique à Barcelone. Et près de 30 ans plus tard, il est toujours là, après avoir réalisé la prophétie en qui personne d’autre que lui-même ne croyait : rester vivant.

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Inconscience, mental de champion, chance ? Peut-être un peu des trois. Mais Magic Johnson n’avait pas menti à ses coéquipiers et aux journalistes : oui, il a défié les lois du VIH. Dieu merci.

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