NBA – Draymond lâche une hot take osée… les stats le contredisent

(DR)

Rarement timide lorsqu’il s’agit de livrer des affirmations à contre-courant, Draymond Green a récidivé la nuit dernière au sujet… de P.J. Tucker. Seulement, les chiffres ne vont pas vraiment dans son sens.

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Peu de gens avaient des doutes concernant la réussite de la reconversion temporaire de Draymond Green en tant que consultant et analyste à la télévision américaine. L’intérieur des Warriors, en vacances depuis mars dernier compte tenu de la saison médiocre des siens, parvient ainsi à se maintenir comme un personnage important du paysage de la ligue.

Et lorsqu’il ne livre pas ses analyses sur les antennes de TNT, c’est sur Twitter qu’il s’épanche, notamment dernièrement sur la série entre les Lakers et les Nuggets. Il y a deux jours, il expliquait par exemple pourquoi les big men de la ligue devaient soutenir les joueurs de Los Angeles dans cette confrontation.

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La nuit dernière, à l’occasion du Game 2 entre les deux équipes, Dray a partagé une opinion bien plus concise, mais tout aussi audacieuse. C’est cette fois-ci sur le big man de Houston, P.J. Tucker, qu’il a focalisé son attention, pour au final se montrer bluffé par l’une des caractéristiques de son jeu.

Tuck pourrait bien être le meilleur shooteur à 3 points dans les corners de l’histoire de la NBA…

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On vous avait prévenus, Green n’a pas peur de signer quelques déclarations que peu de monde serait prêt à partager. Car même si Tucker nous a de nouveau offert une belle prestation la nuit dernière (18 points, 4/7 à 3 points) dans la défaite des Rockets (109-117), le faire apparaitre dans un débat historique de shooteurs est plutôt ambitieux.



Bien évidemment, un coup d’œil sur ses statistiques dans l’exercice du corner 3 est obligatoire. Et force est de constater qu’il s’impose depuis son arrivée dans le Texas comme le spécialiste de ce tir en NBA. Depuis 2017, il a ainsi tenté sa chance à 719 reprises dans l’exercice, pour 282 réussites, et un joli 39.2% d’adresse. Un phénomène qui se réplique dans ces playoffs, où il a pris 24 shoots de plus dans le corner que n’importe quel autre joueur.

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En matière de volume, sa domination sur ses principaux concurrents sur les 3 dernières années est incontestable. Mais pour être considéré comme l’un des meilleurs shooteurs dans le coin de l’histoire, il faut aussi s’appuyer sur un pourcentage parmi les meilleurs de la ligue. C’est là que le bas blesse pour Tucker… et pour Draymond Green.

Si l’on se contente de s’intéresser aux coéquipiers de ce dernier, Steph Curry et Klay Thompson, on s’aperçoit que les chiffres sont beaucoup moins flatteurs pour Tucker. Par exemple, sur la saison 2017-18, Curry tournait à 44.6% dans les coins (95/213), pendant que Thompson faisait encore mieux avec une adresse insolente de 46.5% (107/230).

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L’échantillon de la saison 2019-20 est tout aussi défavorable pour l’intérieur de Houston dans ce domaine. Sur les 6 autres joueurs qui ont inscrit au moins 60 corner 3’s sur la période (Buddy Hield, Ben McLemore, Dorian Finney-Smith, Langston Galloway, Bojan Bogdanovic, Duncan Robinson), tous affichent une adresse bien supérieure à la sienne, avec 42.6% minimum.

Même si on comprend l’enflammade de Draymond Green au sujet de P.J. Tucker, qui fait particulièrement des coins du parquet son jardin sur ces playoffs, on peut donc affirmer qu’il a parlé un peu vite sur ce coup.

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