NBA – Le jour où Draymond Green s’est pris pour le Michael Jordan des Warriors

Quand Steve Kerr compare Draymond Green à Michael Jordan
DefPen (DR)

Draymond Green / Michael Jordan : à première vue, les rapprochements entre les deux joueurs ne sont pas pléthore. Pourtant, dès son premier entrainement avec les Warriors, l’intérieur a adopté une attitude digne de celle de His Airness.

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Le grand public retient principalement du passage de Michael Jordan aux Bulls la dynastie qu’il a su mettre en place dans les années ’90. Et à juste titre. C’est avant tout à cette période que l’arrière a forgé sa légende, bien évidemment grâce à ses 6 titres remportés, mais également à toutes les distinctions individuelles qu’il a obtenues dans le même temps.

Le documentaire événement The Last Dance retrace d’ailleurs majoritairement ses exploits dans cette décennie, et s’articule autour de sa dernière saison à Chicago, en 1997-98. Néanmoins, les premiers épisodes reviennent aussi sur les jeunes années de MJ, durant lesquelles il a dû traverser bon nombre d’épreuves.

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Ses difficultés à s’imposer dans son équipe de high school, ses trois années passées à North Carolina, la signature de son premier contrat avec Nike… Les détails sur son parcours jusqu’à ses débuts en NBA ne manquent pas. Tout comme ceux de sa saison inaugurale dans la grande ligue, et ses premiers rapports avec ses coéquipiers aux Bulls.

Au moment de sa Draft, la franchise faisait partie des plus insignifiantes à l’échelle nationale, mais aussi locale. Les habitants de Chi-Town ne s’intéressaient que très peu à ses résultats, ceux-ci se révélant décevants depuis plusieurs années. La faute à des joueurs à l’hygiène de vie… pas vraiment irréprochable.

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Jordan décrit lui-même l’équipe de cette année-là comme un « cocaine circus » dans TLD, et a dû instiguer un véritable changement de comportement pour ramener les Bulls au premier plan. Tête de gondole du dernier épisode de The Brownprint, Draymond Green y a révélé avoir en quelque sorte imité His Airness à son arrivée aux Warriors.



Quand je suis sorti de l’avion, j’ai débarqué en me disant : « Allez tous vous faire f*utre, je suis là pour gagner ma place. Je suis là pour aider cette équipe à gagner, » parce que c’était des p*tains de perdants. Je n’avais jamais perdu dans ma vie. Donc je suis arrivé et j’ai mal parlé à tout le monde. Je suis arrivé en essayant de gratter autant de minutes que je pouvais.

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Sélectionné en 35ème position de la Draft 2012 par Golden State, Green n’avait pourtant pas vraiment l’étoffe d’un joueur à même de provoquer ses nouveaux coéquipiers de la sorte. Il restait certes sur 4 années de très bonne facture à Michigan State, que ce soit individuellement ou collectivement, mais n’était pas prés-destiné à jouer un grand rôle dans la rotation de Mark Jackson. Son caractère était néanmoins déjà bien trempé.

Je voulais débarquer et essayer de changer la mentalité de cette organisation, qui se faisait botter ses p*tains de fesses depuis des années.

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Les Dubs restaient alors sur une seule qualification en playoffs sur les 18 dernières saisons, et ne semblaient pas vraiment sur la voie de la rédemption lors de l’arrivée de Draymond. Sa rage de vaincre, couplée au talent immense de Stephen Curry et Klay Thompson, ont finalement fait des merveilles par la suite.

À l’instar de Michael Jordan avec les Bulls, Draymond Green a immédiatement tenté de remettre les Warriors sur le chemin de la gagne avec son attitude conquérante. Lui aussi a vu ses efforts payer quelques années plus tard.

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