NBA – « Jordan a eu la vie facile quand il a remporté ses 6 titres »

michael jordan chicago bulls
(DR)

Depuis le sacre des Lakers et de LeBron James, les détracteurs du King se plaisent à dire que ce titre est l’un des plus faciles de l’histoire, puisque le Heat n’était pas le plus vaillant des adversaires. Mais pour un journaliste d’ESPN, c’est Michael Jordan qui avait la belle vie lors de son règne à Chicago, et ses explications se tiennent.

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Pour de nombreux fans, l’un des enjeux principaux de ces Finales 2020 était de savoir si LeBron James allait avoir les épaules pour décrocher une 4ème bague, et ainsi se rapprocher de Michael Jordan dans la course pour le titre de GOAT. Le King l’a fait, mais pour certains, cela n’était pas encore suffisant pour le sacré meilleur joueur de l’histoire.

Et l’argument sorti par tous les détracteurs du n°23 des Lakers, est que le Heat n’était pas un adversaire digne de ce nom. Que MJ n’avait jamais eu la « chance » de voir tous ses rivaux tomber les uns après les autres… En clair, pour certains, le titre 2020 serait un titre au rabais.

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Mais pour Izzy Gutierrez d’ESPN, la grandeur de LeBron ne se juge pas sur la qualité de ses adversaires, mais sur la longévité, et surtout sur la faculté d’adaptation du King. Quand Michael Jordan n’est absolument jamais sorti de son confort, LBJ a du faire face à de nombreux changements, aussi bien dans ses équipes quand dans le style de jeu en NBA.

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« Je veux mon putain de respect ». Ce ne sont pas des mots que l’on attend venant d’un homme défini comme « l’élu » depuis ses années lycée. Mais c’est bien ce que LeBron James a dit après avoir remporté son 4ème titre NBA et son 4ème MVP des Finales, sans fans, et visiblement sans assez d’amour. Et il a raison.



LeBron n’est comparé qu’à un homme de nos jours, et Michael Jordan a eu la vie facile lorsqu’il a remporté ses 6 titres. Il n’y a pas que son entraineur Phil Jackson qui était là du début à la fin. C’était le même système, les mêmes superstars à ses côtés, les mêmes role players, et le jeu en lui même n’a pas évolué de 1991 à 1998.

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LeBron, depuis ses premières Finales en 2007, a vu la NBA changer en une ligue sans position, et obsédée par le tir à 3 points. Ses coéquipiers ont changé. Ses entraineurs ont changé. Le jeu a changé. Mais le King a toujours su perfectionner son jeu selon les évolutions. Et il n’a jamais manqué un match de playoffs.

Imaginez si LeBron, après avoir remporté son second titre avec le Heat, avait dit : « j’ai l’impression qu’à ce moment précis, j’ai atteint le sommet de ma carrière. », et qu’après ça, il avait pris sa retraite pendant 2 ans. Il se serait fait décapiter, et serait tombé bas dans ce classement imaginaire du GOAT.

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Visiblement, Dwyane Wade n’a pu que s’incliner devant une telle démonstration.

Bien parlé Izzy.

Difficile de donner tort au journaliste d’ESPN. Si le GOAT dépend des goûts de chacun, il faut reconnaitre que LeBron James a réussi quelque chose que Michael Jordan n’a jamais osé faire : gagner ailleurs, dans un autre style, avec d’autres coéquipiers.

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