NBA – Quand Wilt était élu MVP des Finales… avec un handicap supplémentaire

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Resté dans la légende pour ses qualités physiques hors du commun, et les stats qui en ont découlé, Wilt Chamberlain pouvait également compter sur une résistance au mal à toute épreuve. Un atout sur lequel il a dû grandement s’appuyer lors des Finales ’72, qu’il a terminées en tant que MVP… et avec un handicap certain.

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Si LeBron James a bien rappeler quelque chose lors des dernières Finales, c’est que l’âge n’avait pas nécessairement d’impact sur la qualité et l’excellence d’un joueur. Bien évidemment, ce genre de longévité n’est réservé qu’aux immenses stars, capables de se montrer dominants malgré les effets du temps. Un club auquel appartient Wilt Chamberlain.

Même s’il est difficile de comparer la trajectoire empruntée par les deux hommes, tant les moyennes du Stilt ont chuté durant ses dernières années en NBA, ce dernier présente un bilan quasi-similaire à celui du King au même âge. Lui aussi membre des Lakers, il faisait figure de tête d’affiche de l’équipe lors des Finales disputées face aux Knicks, en 1972.

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Une série dont le casting de stars faisait rêver, avec Jerry Lucas, Earl Monroe, Dave Debusschere ou Phil Jackson côté New York, et Gail Goodrich, Jerry West et Pat Riley côté L.A. C’est pourtant bien le duel entre Wilt et Walt Frazier dans la raquette qui faisait l’objet de la plus grande attention. Et les deux rivaux n’ont pas déçu.

Malgré le répondant de Frazier, et les prestations satisfaisantes de ses coéquipiers, les Knicks se retrouvent rapidement menés 3-1 dans la série. Le titre semble alors promis aux hommes de Bill Sharman. Mais une nouvelle à l’issue du Game 4 vient remettre en question le rapport de force entre les deux franchises. Chamberlain racontera pour le New York Times :

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J’ai senti une légère douleur dans mon poignet, pas très intense. Mais le jour suivant, quand on est retourné à Los Angeles, ça avait tellement enflé qu’il a fallu passé des radios.



À l’approche du match 5, potentiellement synonyme de titre pour les Angelinos, le pivot est incapable de shooter avec sa main droite de prédilection. N’est pas Larry Bird qui veut : moins à l’aise avec sa patte gauche, celui-ci pense alors que sa participation pour la rencontre est fichue. Quelques heures plus tard, il se présente pourtant bien en tenue.

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Je savais déjà que le poignet était fracturé la veille, quand j’ai vu les radios, mais personne n’était vraiment au courant à part le docteur et moi. À ce moment-là, je pensais sincèrement que je ne pourrais pas jouer le lendemain. Je ne pouvais même pas le plier. Mais grâce à une injection d’anti-inflammatoire et de la glace, ça s’est amélioré.

Et même grandement amélioré. Pour offrir le trophée Larry O’Brien à son équipe, Wilt lâche une énorme copie à 24 points, 29 rebonds et 10 contres en 47 minutes de jeu (!), et les Lakers s’imposent largement 114-100. Le vétéran termine ainsi la série avec des moyennes de 19.4 points, 23.2 rebonds et 2.6 passes, de quoi obtenir le trophée de MVP des Finales.

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Même avec un poignet dominant en vrac, Wilt Chamberlain dominait de la tête et des épaules ses concurrents les plus redoutables de l’époque dans une échéance aussi importante. À part.

NBA 24/24 NBA Flashback Wilt Chamberlain

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