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NBA – La « punition » des Bucks après leur titre

giannis trois points
(DR)

Après 50 ans d’attente, Milwaukee peut enfin savourer la conquête d’un titre NBA. Celui-ci se voit cependant accompagné d’un petit astérisque aux allures de retour de bâton, qui pourrait déplaire aux dirigeants d’ici quelques années.

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20 ans. Voilà 20 ans que les Bucks n’étaient plus allés au-delà du stade des finales de conférence en playoffs. Pour retrouver trace d’une participation aux Finales NBA, il fallait même remonter jusqu’à… 1974, soit la 6ème année d’existence de la franchise. Giannis Antetokounmpo et ses coéquipiers ont néanmoins sur ramener la lumière sur la ville de Milwaukee, et l’ont fait de la plus belle des manières.

Menés 0-2 face aux Suns, ces derniers ont su renverser la vapeur de manière dramatique, empochant les quatre rencontres suivantes pour regoûter aux joies d’un titre. Un sacre attendu depuis 1971, que l’équipe doit en grande partie à son leader grec. Sacré sans surprise MVP des Finales, celui-ci s’attire les louanges et l’admiration de l’élite de la ligue pour ses dernières performances pharamineuses.

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À lui seul, le Greek Freak incarne parfaitement le projet mis en place dans le Wisconsin, au sortir de la période Brandon Jennings – Monta Ellis. Pierre par pierre, le front office a su construire un effectif calibré pour jouer la gagne, autour d’un leader qui n’apparaissait que comme une promesse lors de sa Draft, en 2013. Les ultimes ajouts sont d’ailleurs pour beaucoup dans la conquête du trophée Larry O’Brien.

Outre P.J. Tucker, acquis à quelques jours seulement de la trade deadline, Jrue Holiday a offert une contribution précieuse cette saison. Sa production des deux côtés du terrain, y compris contre Phoenix, a joué un grand rôle dans le succès des siens. Hormis l’obtention de sa première bague en carrière, le meneur a empoché une autre belle récompense via son contrat… qui implique néanmoins une nouvelle donne pour ses dirigeants.

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Jrue Holiday a hérité d’un bonus de 1M$ grâce au titre NBA remporté par Milwaukee.

Par conséquent, les Bucks font désormais partie des équipes qui payent la luxury tax (chose que les propriétaires sont heureux de payer).

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Rares sont les récents champions qui ne dépassaient pas la limite financière imposée par la ligue sur le plan salarial. Les Bucks connaissaient évidemment ce risque, et se sont logiquement montrés prêts à le prendre si cela pouvait permettre de retrouver les sommets de la NBA. Néanmoins, avant de débuter les playoffs, la franchise se trouvait environ à 1,25M$ en dessous de la fameuse tax line. Or, avec les différents bonus récoltés par Holiday sur la postseason, s’évaluant au total à 1.3M$, Milwaukee repasse au-delà de cette valeur.

Encore une fois, cela ne pose aucun problème au board dans l’immédiat. Compte tenu des différentes recettes générées par le parcours en phases finales, et qui devraient découler de ce titre, la situation financière de l’équipe ne devrait pas passer dans le rouge à court terme. Toutefois, cette dernière pourrait, et devrait logiquement s’aggraver d’ici quelques années.

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Les extensions de Holiday et Giannis prendront effet la saison prochaine, ce qui obligera de fait Cream City à payer la luxury tax. Les re-signatures de Tucker ou de Bobby Portis ne feraient que rendre l’addition un peu plus salée. De plus, les bails de Khris Middleton, Giannis et Holiday courront au minimum sur les 3 prochaines années, ce qui implique que leurs dirigeants seront quasi-impérativement dans ce même cas de figure jusqu’en 2023-24. Leur note s’épaissira alors davantage, puisqu’ils seront frappés par le repeater tax rate.

Autrement dit, même si les gouverneurs de la franchise n’hésiteront pas à sortir le portefeuille, les Bucks devront payer le prix de ce titre pendant plusieurs années encore.

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