NBA – Secoué, Shaquille O’Neal avoue sa dépendance choc

NBA Shaquille O'Neal en larmes
House of Highlights (Youtube)

Légende parmi les plus appréciées au sein de la communauté NBA, Shaquille O’Neal arbore très souvent une image de grand blagueur au caractère bien trempé. Il a cependant accepté de s’ouvrir récemment pour dévoiler le mal qui l’a longtemps rongé.

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Si les fans devaient le décrire en l’espace de quelques secondes, ils mettraient sans doute en avant son rire et sa bonne humeur communicatifs, qui s’observent régulièrement sur les plateaux de TNT. Bon vivant, Shaquille O’Neal a marqué les esprits avec ses pitreries réalisées non seulement à l’antenne, mais aussi sur les parquets NBA. En coulisses, il a pourtant dû se détacher d’affreux démons par le passé.

Shaquille O’Neal révèle la triste emprise dont il souffrait

Vedette d’un documentaire HBO dédié à sa carrière, Shaq y revient non seulement sur les grands moments qu’il a pu vivre durant son illustre parcours dans la ligue, mais aussi sur les épisodes plus sombres qu’il a dû traverser. L’occasion pour lui d’admettre avoir longtemps repoussé les limites du corps humain lorsque son physique le poussait à déclarer forfait pour certaines rencontres :

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Shaq : J’avais une solution : les antidouleurs. Je voulais simplement me sentir relâché avant les matchs. Une fois, j’en avais sous la main, j’en ai pris un, et j’étais là, « Oh ! », et j’ai sorti un bon match. Donc c’est devenu mon rituel… Mon gars, j’étais tellement bien.

Un remède miracle en apparence, mais qui peut rapidement donner naissance à une addiction. C’est justement le scénario qui s’est produit avec le Diesel, qui raconte dans les colonnes de The Athletic :



J’étais capable de signer des bons matchs, mais si je ne prenais pas d’antidouleur, je ne pouvais pas claquer d’excellents matchs. Des fois, j’en prenais, et il y avait du sang (quand j’allais aux toilettes). Mais quand vous êtes un guerrier et que vous essayez de gagner — pour vous, pour votre famille et pour tout le monde — rien d’autre n’a d’importance. C’était ma mentalité à l’époque.

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Pris au piège par ses grandes attentes envers lui-même, Shaq reconnait également avoir cédé à sous la pression qui pouvait l’entourer durant ses heures de gloire :

Quand vous atteignez un certain niveau, les gens s’attendent à ce que vous restiez à ce niveau tout le temps. Une fois que j’étais devenu Shaq, tout le monde se foutait de savoir si j’avais mal aux genoux. Tout le monde se foutait de savoir si j’avais une déchirure aux abdos.

« On dépense notre argent pour te voir jouer, on veut voir un grand match de ta part… » Je prenais ça au pied de la lettre. Vous savez, l’un de mes mots préférés, c’est la persévérance. Et moi, je devais simplement persévérer, frère. C’est tout ce qui comptait.

S’il a su depuis prendre ses distances avec les analgésiques, O’Neal reste malgré tout un bon exemple pour illustrer les terribles cas de conscience que peuvent avoir les plus grandes stars de la ligue à l’abri des regards, ainsi que les sacrifices que ces dernières sont prêtes à prendre pour satisfaire les fans.

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À l’instar de son ancien coéquipier et ami Kobe Bryant, Shaquille O’Neal ne laissait jamais la douleur prendre le dessus sur lui, quitte à avoir recours aux antalgiques. Un acte dangereux lorsqu’il est trop répété, qui ne l’a heureusement pas fait sombrer.

Déclarations NBA 24/24 Shaquille O'Neal

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