NBA – Cet art perdu qui agace grandement LeBron James : « On ne peut pas abandonner…

LeBron James en plein match des Lakers
NBA (DR)

Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport

L’époque moderne pousse les attaques NBA vers la vitesse, l’espace et la recherche systématique du trois points. Pourtant, une tendance persiste en silence : certains des joueurs les plus dominants continuent de miser sur une arme oubliée. Et c’est le cas de LeBron James, assez mécontent.

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LeBron James fait partie de ces voix expérimentées qui rappellent que ce tiroir offensif ne doit pas être laissé de côté. Alors que la ligue se noie dans les modèles analytiques, il insiste sur une nuance que les playoffs rappellent à chaque tour. Et pour lui, renoncer au tir à deux points reviendrait à se tirer une balle dans le pied quand les défenses resserrent l’étau.

La star des Lakers n’est pas opposée à la modernité offensive, bien au contraire. Mais il estime que la complexité des défenses de postseason impose une alternative fiable entre le cercle et la ligne à trois points. Michael Jordan, Kobe Bryant ou encore les scoreurs les plus méthodiques avaient compris qu’un tir court mais maîtrisé pouvait renverser un match. James affirme aujourd’hui ce que ces légendes avaient démontré hier : « Tu ne peux pas abandonner le tir à mi-distance en playoffs… quand les défenses ferment les espaces et que tu cherches simplement le meilleur tir possible ».

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L’importance d’une arme que beaucoup ont laissée de côté

Quand les séries s’allongent et que chaque possession devient un bras de fer, les attaques n’ont plus le luxe d’être prévisibles. LeBron rappelle que disposer d’un ou deux joueurs capables de sanctionner depuis l’arrière de la zone réglementaire change tout. Il cite les parcours d’Oklahoma City, d’Indiana ou encore de New York pour illustrer combien un tir bien choisi dans l’espace intermédiaire peut faire basculer un match. « Avoir quelqu’un capable de réussir ce tir de manière très efficace devient énorme », résume-t-il, prenant appui sur les récents playoffs.



D’autres voix viennent corroborer ce point, notamment celles d’anciens maîtres de la technique et de la lecture offensive. Steve Nash, notamment, estime que les défenses adverses cherchent d’abord à supprimer les drives et les trois points, forçant les scoreurs à exploiter les zones grises. Il explique que la clé réside dans la capacité des attaquants à atteindre leur spot et à en sortir une solution fiable, sans dépendre uniquement des principes analytiques.

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Le meilleur exemple actuel de cette maîtrise reste Shai Gilgeous-Alexander, devenu MVP en s’appuyant notamment sur cette zone du jeu. Capable d’atteindre la ligne des lancers, de provoquer, mais surtout de sanctionner depuis cette zone, il fait payer les défenses pour chaque switch mal exécuté. Sa précision constante a porté le Thunder vers le titre, rappelant que les armes les plus efficaces ne sont pas toujours les plus spectaculaires.

LeBron insiste enfin sur l’idée que la diversité offensive reste la clé pour survivre aux confrontations les plus disputées. Aucun logiciel, aucune donnée ne peut anticiper la tension d’un Game 6 à l’extérieur, ni l’importance d’un tir fiable quand les défenses asphyxient tout. Selon lui, le basket le plus pur ressurgit lorsque les solutions se raréfient, et c’est là que la mi-distance reprend soudain tout son sens.

Conférence Ouest LeBron James Los Angeles Lakers NBA 24/24