Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Deandre Ayton occupe un rôle central dans la rotation des Lakers cette saison. Arrivé pour combler le vide laissé au poste de pivot, il apporte une présence régulière au rebond et une efficacité correcte près du cercle. Pourtant, malgré ces apports statistiques, son impact réel continue de diviser, jusque dans les cercles les plus avertis de la NBA.
Depuis le départ d’Anthony Davis, la franchise de Los Angeles s’appuie sur Ayton comme option principale à l’intérieur. Avant son arrivée, l’équipe devait se contenter de minutes limitées et irrégulières avec Jaxson Hayes, un joueur de complément. Sur le papier, le profil d’Ayton semblait donc répondre à un besoin évident, tant par sa taille que par son pedigree de premier choix de draft.
Statistiquement, le pivot remplit une partie de sa mission. Il tourne autour de 14 points et 8 rebonds par match avec une adresse proche des 70 %, des chiffres qui peuvent donner l’illusion d’une intégration réussie. Mais pour certains observateurs, ces données masquent une réalité bien moins flatteuse, notamment en termes d’influence sur le jeu et de progression individuelle.
Une évolution jugée insuffisante depuis la draft
C’est précisément ce que Zach Lowe a tenu à souligner cette semaine. « J’ai dit avant la saison que ça pouvait marcher, mais je ne parlais pas d’un Ayton All-Star. Je parlais de 16 points, huit rebonds, une défense solide et des finitions près du cercle. Il est à 14 et huit avec 68 %, et pourtant, je vous le dis, ça ne marche pas », a expliqué l’insider, estimant que son rendement défensif et son implication offensive restent trop irréguliers.
Au-delà de la saison actuelle, c’est surtout l’évolution globale de Deandre Ayton qui interpelle. Arrivé dans la ligue à 19 ans avec une réputation de joueur complet et malléable, il était présenté comme un intérieur capable de développer plusieurs facettes de son jeu offensif. Sept ans plus tard, ce potentiel semble, aux yeux de certains, largement inexploité.
Zach Lowe n’a pas mâché ses mots sur ce point. « Comment un joueur qui était à 19 ans un touche-à-tout sans spécialité devient à 27 ans exactement la même chose ? Il ne s’est amélioré dans aucun secteur de son jeu offensif », a-t-il lancé, pointant une stagnation rare pour un joueur de ce statut.
L’analyste est même allé plus loin dans sa métaphore. « C’est extrêmement décevant. Ce joueur ressemblait à une masse d’argile qu’une franchise pouvait façonner comme elle le voulait. Et offensivement, à la fin, il reste juste une masse d’argile », a-t-il résumé, exprimant une frustration partagée par une partie du public NBA.
