Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Habituée à parler sans détour de ses choix de vie, Ophélie Winter surprend régulièrement par ses prises de position sincères. Loin de se limiter à son image d’artiste, elle partage aussi ses expériences personnelles, parfois inattendues. Parmi elles, une immersion dans une pratique religieuse qui ne fait pas partie de son quotidien. Une démarche qui en dit long sur sa curiosité et son rapport à la spiritualité.
Figure marquante des années 1990 et personnalité au franc-parler assumé, Ophélie Winter a toujours revendiqué une ouverture d’esprit rare face aux questions spirituelles. Élevée dans un environnement multiculturel, la chanteuse n’a jamais hésité à explorer différentes traditions religieuses par elle-même. C’est dans cette logique qu’elle avait décidé, en 2017, de tester le jeûne du ramadan, bien qu’elle ne soit pas musulmane, afin d’en comprendre le sens profond.
Dès le début de cette expérience, l’artiste partage son ressenti avec enthousiasme sur les réseaux sociaux, évoquant une découverte aussi humaine que spirituelle :
« Bonjour mes cœurs. J’ai testé pour vous le jeûne du ramadan. C’est une expérience fabuleuse, la plus jolie et incroyable communion humaine que j’ai jamais vécue. »
Mais rapidement, la réalité physique du jeûne quotidien s’impose. Au bout de deux semaines, son corps montre des signes de fatigue importants, la contraignant à mettre un terme à cette tentative. Fidèle à sa transparence, elle annonce sa décision sans détour, non sans émotion :
« C’est les larmes aux yeux que je dois casser le jeûne, car j’ai perdu 6 kilos et là sur mon corps de poulet rôti ça ne le fait pas du tout. Que Dieu me pardonne, l’important c’est d’essayer. Bonne fin de ramadan à tous. »
Face aux réactions suscitées par son témoignage, Ophélie Winter tient à clarifier sa démarche. Loin de toute provocation ou récupération, elle insiste sur le respect qui a guidé son initiative, rappelant qu’il s’agissait avant tout d’une expérience personnelle :
« Je ne suis pas musulmane, mais je voulais essayer et je respecte énormément cette religion, comme toutes les autres. Je fais Kippour depuis toute petite. »
Avec ce récit, la chanteuse illustre une nouvelle fois sa manière directe et sincère d’aborder les sujets sensibles. Si elle reconnaît que cette pratique n’était pas adaptée à son corps, elle en retient avant tout la dimension humaine et spirituelle.
Une expérience marquante qui témoigne d’une volonté de comprendre plutôt que de juger, et qui reflète parfaitement l’approche libre et personnelle qu’Ophélie Winter entretient depuis toujours avec les questions de foi.
