Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
L’arrivée de LaMelo Ball à Minnesota fait déjà beaucoup parler. Si son association avec Anthony Edwards intrigue, certains observateurs estiment que les Timberwolves ont peut-être créé un nouveau problème en voulant en résoudre un autre.
Très actif depuis le début de l’intersaison, Minnesota a profondément modifié son effectif. Après le départ de Julius Randle, la franchise a également accepté de sacrifier Naz Reid et plusieurs choix de Draft pour récupérer LaMelo Ball. Un pari offensif qui ne convainc pas totalement Chandler Parsons.
L’ancien joueur NBA reconnaît le talent du meneur, mais il s’interroge sur l’équilibre de l’effectif. À ses yeux, les Wolves ont certes trouvé leur meneur de jeu, mais ils ont perdu une grande partie de leur taille, qui constituait pourtant l’une des principales forces de l’équipe ces dernières saisons.
Chandler Parsons doute que Minnesota soit meilleur avec LaMelo Ball
« Je sais qu’ils avaient besoin d’un meneur. Je ne sais simplement pas si cette équipe est meilleure. LaMelo Ball est spectaculaire, il est jeune et c’est un excellent joueur de backcourt pour les années à venir. Mais je trouve ce transfert vraiment étrange. Rudy Gobert est désormais pratiquement le seul intérieur de l’effectif. Je ne pense pas qu’ils aient terminé leur mercato. Ils ne peuvent pas commencer la saison avec un seul vrai intérieur. »
Parsons estime malgré tout que Ball répond à un besoin réel. « C’est un joueur spectaculaire, un immense talent capable de produire de grosses statistiques. Il comble un manque de cette équipe. Mais maintenant, ils ont créé un autre problème qui est, selon moi, encore plus important que le précédent. Je suis heureux qu’il bénéficie d’un nouveau départ, mais je ne suis pas certain que cela change réellement le niveau de Minnesota. »
Danny Green partage plusieurs de ces inquiétudes. Selon lui, les Wolves ont également perdu une grande partie de leur adresse extérieure avec les départs de Julius Randle et Naz Reid. Les deux intérieurs permettaient d’écarter le jeu, alors que Minnesota dispose désormais d’un effectif beaucoup plus orienté vers les arrières.
Le potentiel offensif du duo Ball-Edwards est indéniable, mais plusieurs questions restent en suspens. Les Timberwolves devront notamment reconstruire leur rotation intérieure s’ils veulent rivaliser avec les géants de la conférence Ouest comme Victor Wembanyama, Nikola Jokić ou encore Chet Holmgren.
