Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Le trade de Jaylen Brown continue d’alimenter les débats à travers toute la NBA. Brian Windhorst a récemment dévoilé l’un des principaux critères qui auraient poussé les Celtics à conserver Jayson Tatum plutôt que leur ancien MVP des Finales.
L’échange envoyant Jaylen Brown aux Sixers reste l’un des plus controversés de cette intersaison. Malgré une campagne exceptionnelle conclue avec des records en carrière et une deuxième place à l’Est pour Boston, l’ailier de 29 ans a été sacrifié au profit d’un package centré sur Paul George et plusieurs choix de Draft. Une décision qui a suscité de nombreuses interrogations chez les observateurs.
Si les contraintes financières imposées par la nouvelle convention collective ont rapidement été avancées pour expliquer ce choix, Brian Windhorst estime que la réflexion de Boston allait bien au-delà de la masse salariale. Selon l’insider d’ESPN, les dirigeants se sont surtout appuyés sur des indicateurs analytiques pour départager Brown et Jayson Tatum, alors que les deux stars percevaient des salaires quasiment identiques cette saison.
Les Celtics auraient privilégié la valeur analytique de Tatum
Pour Windhorst, le net rating a notamment pesé dans la balance. Cet indicateur mesure l’impact d’un joueur sur l’écart au score lorsqu’il est présent sur le parquet. Malgré une saison largement amputée par une blessure au tendon d’Achille, Tatum affichait toujours un meilleur différentiel que son désormais ex-coéquipier. « Cette saison, Tatum et Brown gagnaient pratiquement le même salaire. La différence était minime. Mais lorsqu’on regarde leur net rating, celui de Tatum était environ deux fois supérieur à celui de Brown. Les Celtics étaient bien plus performants lorsqu’il était sur le terrain. »
Concrètement, Boston affichait un net rating de +10,5 avec Tatum contre +6,9 avec Brown. Des chiffres qui ne racontent évidemment pas toute l’histoire, tant le contexte, les coéquipiers ou les rotations influencent ce type de statistique, mais qui auraient servi de référence au front office au moment de prendre sa décision.
« On a l’impression qu’ils considèrent que Tatum possède davantage de « valeur ». » Cette perception expliquerait pourquoi Boston n’a jamais réellement ouvert la porte à un départ de sa superstar, alors que Brown était régulièrement évoqué dans différentes discussions de trade au cours des derniers mois.
Le pari reste désormais immense pour Brad Stevens et les Celtics. En séparant un duo qui avait conduit la franchise jusqu’au titre NBA et qui semblait encore capable de jouer les premiers rôles, Boston mise sur ses analyses pour justifier une décision qui continuera probablement d’alimenter les débats pendant de longues années.
