Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Byron Scott ne remet pas en cause l’initiative de Luka Doncic, mais il veut voir ce que vaudra réellement la cohésion des Lakers lorsque les difficultés commenceront. Pour lui, un voyage réussi en Slovénie ne garantit rien une fois les défaites arrivées.
Luka Doncic a profité de l’intersaison pour organiser un séjour collectif en Slovénie avec plusieurs joueurs et membres du staff des Lakers. Golf, restaurants et activités autour du lac de Bled : l’objectif était clair, renforcer les liens avant une saison où le Slovène sera pour la première fois le leader incontesté de l’équipe.
Byron Scott reconnaît la qualité du geste, mais refuse d’en tirer des conclusions trop rapides. Selon l’ancien coach des Lakers, la vraie solidité d’un groupe ne se mesure pas lorsque tout va bien, mais au moment où les tensions apparaissent et où les défaites commencent à s’accumuler.
Byron Scott attend de voir les Lakers dans l’adversité
Scott a résumé son point de vue sans détour. « L’adversité révèle le vrai caractère d’un homme. Donc quand ils vont commencer à perdre quelques matchs, c’est là qu’on verra à quel point ces gars sont vraiment proches et soudés. À notre époque, perdre deux matchs de suite suffisait déjà à provoquer une réunion. »
L’ancien joueur ajoute que l’initiative de Doncic reste très positive, mais qu’elle doit maintenant survivre à la réalité d’une saison NBA. « Je pense qu’il a fait un très beau geste en faisant venir tout le monde là-bas. Mais combien de temps cela va-t-il durer ? » La question est directement liée à la pression qui accompagnera ce nouveau groupe.
Scott rappelle d’ailleurs qu’il n’existe quasiment aucune période de grâce à Los Angeles. « On ne va pas dire : “On lui donne deux ou trois ans.” Non. Ici, on attend des titres. Et on les attend maintenant. » Le départ de LeBron James n’a donc pas diminué les exigences autour de la franchise.
C’est précisément ce contexte qui donnera du poids, ou non, au travail effectué cet été. Si les Lakers restent unis lorsque les problèmes défensifs, les séries de défaites et la pression médiatique apparaîtront, le séjour en Slovénie prendra alors une autre dimension. Pour Scott, c’est uniquement dans ces moments-là que la cohésion d’un vestiaire peut vraiment être jugée.
