Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Chris Finch estime que les équipes trop dépendantes d’un créateur ultra-dominant comme Luka Doncic, James Harden ou Trae Young peuvent finir par atteindre une limite en playoffs.
Certaines attaques NBA reposent presque entièrement sur un seul joueur capable de créer pour lui-même et pour les autres. Luka Doncic, James Harden ou Trae Young incarnent parfaitement ce modèle, souvent décrit comme héliocentrique. Pour Chris Finch, cette formule peut être extrêmement efficace, mais elle impose aussi des contraintes importantes lorsqu’arrivent les séries éliminatoires.
Le coach des Timberwolves ne remet pas en cause le talent de ces joueurs, qu’il considère comme des passeurs et créateurs d’élite. Son interrogation porte davantage sur la construction collective autour d’eux : profondeur, polyvalence et capacité à multiplier les solutions deviennent selon lui essentielles pour dépasser un certain plafond.
Chris Finch pointe les limites des attaques héliocentriques
Finch explique : « Ces gars sont des passeurs et créateurs d’élite. Mais leurs équipes ont peut-être eu une sorte de plafond en playoffs, même si elles ont connu de très beaux parcours. Je pense qu’il faut construire l’effectif différemment, avec de la profondeur, de jeunes joueurs et des pièces interchangeables. »
Le technicien nuance toutefois l’idée d’un plafond absolu : « Je pense qu’on a maximisé nos opportunités. Et si vous voulez parler de plafond, les équipes changent, les pièces changent, une année ne ressemble pas forcément à la suivante. C’est très difficile à projeter. »
Finch rappelle aussi que la NBA récente a connu de nombreux champions différents : « On a eu quoi, sept champions en sept ou huit ans ? J’ai perdu le compte. Donc je pense que tout le monde a une chance. Dans cet environnement-là, il n’y a pas vraiment de plafond. »
Cette réflexion éclaire aussi les choix de Minnesota autour d’Anthony Edwards. Finch estime que le forcer à assumer trop de création ne correspondait pas totalement à son profil naturel de scoreur. Avec LaMelo Ball pour organiser davantage le jeu, les Wolves veulent désormais répartir les responsabilités et éviter de concentrer toute leur attaque sur une seule superstar.
