Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Longtemps réduite à son passé dans le X, Clara Morgane n’a pourtant jamais cessé de reprendre la main sur son image. De la télévision aux affaires, l’ancienne actrice a construit une carrière multiple, loin des clichés. Lorsqu’il s’agit d’argent, elle assume une transparence rare dans le milieu du divertissement. Quitte à choquer, ses confidences continuent de marquer les esprits.
Figure médiatique incontournable des années 2000, Clara Morgane a multiplié les reconversions avec une constance remarquable. Ancienne actrice pornographique devenue animatrice, chanteuse puis femme d’affaires, elle a su transformer une notoriété sulfureuse en véritable marque personnelle. Une trajectoire atypique, marquée notamment par sa participation à Danse avec les stars en 2019, qui a relancé le débat sur les cachets des célébrités à la télévision.
Ce retour sur le devant de la scène a aussi remis en lumière une question souvent éludée : celle de l’argent. Un sujet que Clara Morgane n’a jamais cherché à esquiver, préférant livrer des chiffres précis plutôt que d’entretenir le flou. Invitée sur le plateau de l’émission animée par Jordan de Luxe, elle avait ainsi accepté de détailler sans détour le montant perçu pour sa participation au concours de danse.
« 100.000 euros. C’est le tarif à peu près logique pour tout le monde. Après, vous pouvez avoir 80.000 ou 120.000 euros (…) J’ai fait six semaines de prime plus quatre semaines avant (de répétitions, ndlr), donc dix semaines très intenses. Je ne dis pas que ça vaut 100.000 euros, mais je dis que ce n’est pas non plus une petite émission télé.
C’est dix semaines de ma vie loin de ma famille, loin de ma fille, c’est aussi le deal entre nous. Ils venaient chaque semaine sur le prime. Ma fille a eu des paillettes dans les yeux, elle a découvert les plateaux télé (…) Un footballeur (Djibril Cissé) a eu 200.000 euros. Mais la fourchette, la base de négo c’est 100.000 »
Mais contrairement aux idées reçues, ce n’est pas son passage dans les films pour adultes qui lui a permis d’assurer sa stabilité financière. Une réalité que l’intéressée rappelle régulièrement, expliquant que sa carrière dans le X fut relativement courte et peu lucrative comparée à d’autres activités aujourd’hui disparues. Les gains les plus importants sont en réalité venus d’un secteur alors en plein essor.
Avec la même franchise, Clara Morgane avait ainsi évoqué une période où la téléphonie rose représentait une manne financière considérable. Une activité méconnue du grand public, mais extrêmement rentable à l’époque, et qui lui a permis de sécuriser son avenir matériel.
« J’ai gagné le plus d’argent dans la téléphonie. À l’époque, c’était la mode. Tu envoyais des numéros et tu recevais des photos. Je pouvais aussi enregistrer des messageries… C’était un truc de malade, ça a surtout payé la baraque. C’étaient de gros contrats et en plus, j’avais signé pour 5 ans. Je gagnais 250.000 euros par an ».
Avec le recul, Clara Morgane assume pleinement chaque étape de son parcours, chiffres à l’appui. Sans chercher à réécrire son histoire, elle revendique une réussite bâtie sur des choix lucides et une gestion pragmatique de sa notoriété. Une parole directe, rare et dérangeante pour certains, qui continue de fasciner dans un milieu où l’argent reste souvent un sujet soigneusement évité.
