Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Victor Wembanyama a tenu à corriger une idée largement répandue sur la NBA, alors que le Français continue de s’imposer comme l’un des joueurs les plus dominants de la ligue cette saison du côté des Spurs.
Avec 3,1 contres de moyenne, Victor Wembanyama s’impose déjà comme l’un des meilleurs protecteurs de cercle du championnat. Son impact défensif dépasse les statistiques, tant il modifie les tirs et dissuade les attaques adverses. Match après match, il confirme un plafond élite dans ce domaine, tout en restant capable d’influencer le jeu sur de longues séquences.
Mais malgré ce profil défensif unique, certaines actions restent impossibles à arrêter. Le niveau offensif global en NBA ne cesse d’augmenter, avec des joueurs capables de créer et convertir dans des situations extrêmement difficiles. Cette évolution alimente une perception persistante, notamment en Europe, selon laquelle la défense serait devenue secondaire dans la ligue.
Une idée reçue qu’il refuse
Victor Wembanyama ne partage clairement pas cette vision et l’a exprimé sans détour après la victoire contre Milwaukee. « Avant d’arriver ici, j’entendais beaucoup dire qu’il n’y avait plus de défense en NBA, que personne ne défendait vraiment. Mais ce n’est tout simplement pas vrai », a-t-il expliqué, balayant une critique qu’il juge éloignée de la réalité.
Dans la continuité, le Français a insisté sur le travail réel effectué en coulisses. « Les joueurs défendent vraiment en NBA et il y a énormément de scouting. J’ai été surpris par l’implication de tout le staff quand je suis arrivé, et j’ai entendu la même chose dans d’autres équipes », soulignant un investissement collectif souvent sous-estimé.
Selon lui, si certaines attaques paraissent impossibles à contenir, cela tient davantage au talent exceptionnel des joueurs qu’à un manque d’effort défensif. Les systèmes sont étudiés, les matchups analysés, mais l’écart de niveau offensif rend parfois les séquences spectaculaires inarrêtables, ce qui fausse la perception extérieure.
Cette saison, Wembanyama illustre parfaitement ce paradoxe. Avec 24,2 points, 11,3 rebonds et 3 passes de moyenne, il brille des deux côtés du terrain tout en menant San Antonio à l’un des meilleurs bilans de la conférence Ouest. Une réussite qui repose justement sur cet équilibre entre discipline défensive et efficacité offensive.
