Julien Clerc cash sur les derniers moments de Françoise Hardy : « Un ami commun m’a raconté qu’elle…

Françoise Hardy et Julien Clerc
France TV (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Figure emblématique de la chanson française, Françoise Hardy continue d’émouvoir près de deux ans après sa disparition. L’icône, partie en juin 2024 après un long combat contre la maladie, laisse derrière elle une œuvre immense et des souvenirs très personnels pour ceux qui l’ont côtoyée. Parmi eux, Julien Clerc, qui partage un témoignage touchant, à la fois sincère et émouvant.

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Chanteur majeur de la variété française, Julien Clerc a entretenu avec Françoise Hardy une relation à la fois artistique et humaine, marquée par la complicité et la confiance. Issus de la même génération, ils se sont croisés régulièrement sur scène et en studio, permettant à l’interprète de Fais-moi une place de découvrir une facette plus intime de celle qui fut aussi la mère de Thomas Dutronc, loin de son image publique parfois distante.

Dans une interview accordée à Paris Match, Julien Clerc est revenu sur des souvenirs marquants, comme leur rencontre en 1997 et une séance d’enregistrement en 2014 :

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« Après le concert en 1997, elle n’était pas contente d’elle, comme toujours, d’une exigence folle avec elle-même. Mais elle m’a juré après coup qu’on ne l’y reprendrait plus. »

Il se souvient également de l’atmosphère unique de ses sessions en studio :

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« En 2014, elle ne voulait pas que je la voie. Elle avait installé des paravents, éteint toutes les lumières, seule une petite lampe éclairait le texte. J’ai été saisi par la pureté de sa voix. À 70 ans, c’était exactement la même qu’à ses débuts. »

Perfectionniste et exigeante, Françoise Hardy doutait sans cesse, mais Julien Clerc se souvient aussi de leur complicité et de son humour :

« Elle n’était jamais satisfaite, mais très directe. Et c’était tout à son honneur. Même si sur le moment elle pouvait sembler dure, on rigolait énormément tous les deux. Je crois qu’elle aimerait qu’on se souvienne d’elle comme quelqu’un de très drôle. »

Jusqu’à la fin, elle a gardé son franc-parler et son esprit critique :

« Je lui ai envoyé une musique il y a quelques mois pour voir si elle voulait écrire un texte dessus. Elle m’a répondu qu’elle la trouvait nulle (rires). »

Mais le souvenir le plus apaisant concerne ses derniers instants, racontés par un ami commun :

« Quand Marco, notre attaché de presse commun, m’a appelé pour m’annoncer qu’elle était partie, il m’a raconté qu’elle s’était éteinte en musique. J’ai trouvé ça très touchant qu’elle ait été entourée par ce qui a été le moteur de sa vie extraordinaire. »

Ces confidences dressent le portrait d’une artiste entière, exigeante, drôle et profondément habitée par la musique. Julien Clerc garde le souvenir précieux d’une femme libre et sincère, dont la voix et la personnalité continuent de résonner bien au-delà de sa disparition.

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