Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
L’incertitude autour de Luka Doncic continue de planer sur la série entre Los Angeles et Oklahoma City. Toujours absent, le meneur suscite désormais des interrogations plus profondes, notamment après les récentes déclarations de l’analyste Brian Windhorst.
Touché aux ischio-jambiers depuis plus d’un mois, Luka Doncic n’a toujours pas repris une activité normale. Officiellement, son déplacement en Europe devait lui permettre de suivre un traitement spécifique. Mais l’absence d’évolution visible dans sa rééducation intrigue, d’autant que les Lakers restent très discrets sur son état réel.
Pendant ce temps, Los Angeles doit avancer sans lui dans une série particulièrement exigeante. Face à Oklahoma City, l’équipe a déjà montré ses limites offensives, et l’absence de son principal créateur pèse lourd. Le flou autour de son retour complique encore davantage la situation, alors que chaque match devient décisif.
Des doutes grandissants sur la gravité de la blessure
Windhorst ne cache pas ses inquiétudes et remet en question la version officielle. « D’après mes informations, ce n’est peut-être pas aussi simple. Je ne pense même pas que Luka ait commencé sa remise en condition. » Une déclaration qui suggère un retard important dans le processus de récupération.
Il s’appuie notamment sur des éléments concrets pour alimenter son analyse. « Quand tu es absent un mois après une procédure, tu dois reconstruire ta condition physique, et je ne pense pas qu’il en soit là. On a vu des progrès avec Austin Reaves, mais pour Luka, on l’a seulement vu shooter. » Un contraste qui interpelle.
Le journaliste évoque aussi le choix du déplacement en Europe, qu’il juge révélateur. « Je suis quelqu’un qui regarde les actes plus que les mots. Quand Luka s’est blessé, ils l’ont envoyé en Espagne. On entend souvent parler de l’Allemagne pour ce genre de soins, pas de l’Espagne. Ça ne donne pas l’impression d’une blessure mineure. » Une lecture qui alimente les doutes.
Il rappelle les délais habituels pour ce type de blessure. « Une élongation de grade 2, c’est généralement quatre à six semaines. Et on est déjà à quatre. Six semaines, ça peut être la fin de saison. Même un retour dans deux semaines resterait cohérent. » Une incertitude qui oblige les Lakers à rester prudents dans leur gestion.
