Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Depuis des décennies, Amanda Lear fait l’objet d’une rumeur qui continue d’alimenter les conversations. Malgré les années qui passent, cette polémique autour de son identité ressurgit régulièrement, sans jamais véritablement disparaître. L’artiste, elle, a toujours choisi d’y répondre avec humour et détachement. Invitée sur Le Divan de Marc-Olivier Fogiel, elle est revenue sans détour sur cette histoire qui la poursuit depuis plus de quarante ans.
Figure incontournable de la scène artistique française, Amanda Lear s’est imposée aussi bien dans la musique que dans la télévision, la peinture ou encore le mannequinat. Habituée à déjouer les conventions et à cultiver une image mystérieuse, elle a longtemps vu circuler des rumeurs affirmant qu’elle serait en réalité un homme. Un sujet qui, malgré le temps écoulé, continue de susciter la curiosité de certains. Face à Marc-Olivier Fogiel, la chanteuse a évoqué cette étonnante longévité médiatique avec le recul qui la caractérise.
Loin de se montrer agacée, Amanda Lear a préféré souligner que cette polémique avait aussi contribué à maintenir son nom dans l’actualité. Avec son humour habituel, elle a reconnu que cette exposition permanente avait participé à entretenir sa notoriété, sans pour autant résumer sa carrière à cette seule rumeur :
« C’est formidable ! 40 ans qu’on parle de moi, on devrait m’avoir enterrée depuis longtemps. Ce n’est pas que grâce à ça parce que j’ai quand même un certain talent, mais ça contribue beaucoup (à ma longévité). »
Amanda Lear est ensuite revenue sur l’ampleur qu’avait prise cette rumeur dans les années 1970 et 1980. À ses yeux, cette question fascinait alors une partie du public d’une manière qui lui paraît aujourd’hui difficile à comprendre, d’autant que les mentalités ont depuis beaucoup évolué. Toujours face à Marc-Olivier Fogiel, elle racontait dans son style caractéristique :
« Ce qui pouvait choquer il y a 30 ou 40 ans, aujourd’hui ne choque plus du tout. À l’époque ça a fait beaucoup jaser et j’ai même dû poser à poil. Toute nue dans Playboy, Penthouse, tous ces magazines. Il y a eu des savants italiens, quand ils ont vu mes photos à poil dans Playboy, ils ont agrandi sur un écran mes poils du cul pour regarder si l’implantation allait en avant, en arrière, j’ai rien compris. C’est pour vous dire à quel point les gens faisaient une fixette là dessus. »
À travers ces confidences, Amanda Lear illustre le climat médiatique qui entourait sa carrière à l’époque, où les spéculations sur sa vie privée prenaient parfois une place bien plus importante que son travail artistique. Fidèle à son tempérament, elle préfère aujourd’hui en rire plutôt que de s’en offusquer.
Plus de quarante ans après les débuts de cette rumeur, Amanda Lear continue de répondre avec le même sens de la répartie. Une façon d’assumer pleinement son parcours et de rappeler que, malgré toutes les polémiques, c’est avant tout sa carrière et son talent qui lui ont permis de traverser les décennies sans jamais quitter le devant de la scène.
