Par Rédaction | Sport
Gregg Popovich n’a jamais été un entraîneur comme les autres. Au-delà de son immense palmarès, l’ancien coach des Spurs a marqué plusieurs générations de joueurs par sa manière d’aborder la vie, plaçant toujours l’humain bien avant le basket.
DeMar DeRozan a passé trois saisons sous les ordres de Gregg Popovich à San Antonio. L’arrière garde le souvenir d’un entraîneur capable d’utiliser les événements du monde pour rappeler à ses joueurs à quel point leur quotidien restait privilégié, loin des difficultés vécues ailleurs.
Pour l’ancien All-Star, ces échanges faisaient pleinement partie de la méthode Popovich. L’objectif n’était pas seulement de former de meilleurs basketteurs, mais surtout de construire des hommes conscients de leur responsabilité et de la chance dont ils bénéficiaient.
DeRozan raconte la méthode Popovich
Invité du podcast 7PM in Brooklyn, DeMar DeRozan s’est souvenu de séances d’entraînement qui prenaient parfois une tournure inattendue. « Certains jours, on arrivait en pensant qu’on allait s’entraîner, mais Coach Pop nous montrait ce qui se passait dans des pays du tiers-monde, avec des enfants de 13 ans entraînés à devenir des tueurs armés d’AK-47. »
Selon DeRozan, Gregg Popovich utilisait ces images pour remettre les choses en perspective. « Il nous disait : nous, on a la chance de venir ici, de jouer au basket, de gagner des millions de dollars et de prendre soin de nos enfants. Il faisait souvent ce genre de choses pour nous rappeler ce qui comptait vraiment. C’était sincèrement sa façon d’être, en permanence. »
Cette philosophie dépassait largement le cadre du terrain. Pour Popovich, la personne passait toujours avant le joueur, et les préoccupations familiales avaient davantage d’importance que les résultats sportifs ou les trophées remportés au cours d’une carrière.
DeRozan se souvient enfin d’un message que son ancien entraîneur répétait régulièrement. « Le basket passait toujours en dernier. L’homme d’abord, puis la famille, puis tout le reste. Il nous disait : oubliez les victoires, les défaites ou les championnats. Ce qui compte vraiment, c’est de savoir comment vous allez, comment va votre famille et comment vont vos enfants. »
