Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Avant de devenir l’un des pivots les plus dominants de l’histoire, Shaquille O’Neal admirait Michael Jordan comme une véritable idole. Leur première confrontation a pourtant complètement changé sa perception.
À son arrivée en NBA en 1992, Shaquille O’Neal faisait partie de cette génération qui avait grandi avec des posters de Michael Jordan au mur. Le jeune pivot considérait alors la star des Bulls comme presque intouchable, au point d’avouer avoir été impressionné lorsqu’il a enfin dû l’affronter sur un parquet NBA.
La rencontre a pourtant rapidement fait tomber cette barrière mentale. O’Neal a réussi à contrer Jordan sur une action tout en commettant une faute, un simple moment qui lui a permis de comprendre qu’il pouvait lui aussi rivaliser avec les meilleurs. À partir de là, sa manière de voir sa propre carrière a changé.
Shaquille O’Neal a compris que Michael Jordan était humain
Shaq se souvient précisément de ce déclic. « Sur cette action, j’ai contré son tir et je lui ai fait faute. Ça m’a fait me dire : OK, il est humain, je peux rivaliser. Je n’en suis pas encore là, mais un jour, j’atteindrai le niveau de Michael Jordan. »
Jordan lui a ensuite laissé un autre souvenir marquant. Après la faute, O’Neal avait voulu l’aider à se relever, mais son idole l’en avait immédiatement empêché. « Il m’a dit : “N’aide jamais personne à se relever.” Puis : “Shaq, grosse faute, j’adore ça. N’aide jamais personne à se relever.” »
Cette interaction a eu un effet bien plus profond qu’un simple échange entre deux joueurs. « Après que Michael m’a parlé, j’ai compris qu’il était humain et que moi aussi. C’est ça que je poursuivais. Je voulais devenir le meilleur pivot de tous les temps. » O’Neal venait alors de trouver sa propre référence.
La suite de sa carrière a donné une tout autre portée à ce souvenir. Dès sa saison rookie, Shaq s’est imposé comme une force majeure en NBA avant de devenir champion à quatre reprises et membre du Hall of Fame. Ce premier face-à-face avec Jordan aura donc surtout servi à transformer une admiration presque intimidante en véritable ambition.
