Fabien Barthez cash sur le coup de boule de Zinédine Zidane en 2006 : « Si t’es un gros connard… »

Fabien Barthez et Zinédine Zidane
SFR Sport (DR) / Canal+ (DR)

Par Rédaction | Sport

Alors qu’il semblait se diriger vers une fin de carrière idyllique, Zinédine Zidane a tout gâché en administrant un coup de tête à Marco Materazzi lors de la finale de la Coupe du Monde 2006. Depuis, l’opinion se divise entre ceux qui pardonnent à Zizou et ceux qui ne digèrent pas qu’il ait laissé tomber ses coéquipiers et son pays. Fabien Barthez, lui, a clairement choisi son camp.

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On le savait sanguin, et ceux qui ont suivi sa carrière avaient déjà vu Zinédine Zidane perdre les nerfs à plusieurs reprises. Mais personne n’imaginait forcément que, sur la plus grande scène et avec un tel enjeu, le capitaine des Bleus retomberait une dernière fois dans ses travers. C’est pourtant ce qui s’est produit à la 109e minute, lorsque son coup de tête sur Marco Materazzi lui a valu le carton rouge et a mis fin à sa carrière internationale.

Tout aurait été différent si les Bleus avaient remporté la Coupe du Monde malgré tout, à l’issue de la séance de tirs au but. Mais il n’en fut rien, et certains en tiennent encore rigueur à Zidane. Pas Fabien Barthez. Bien au contraire.

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Dans un numéro de « L’Équipe Enquête », le gardien des Bleus n’avait montré aucune rancœur envers son coéquipier et avait au contraire dirigé la faute vers lui-même et ses partenaires :

« Est-ce qu’on lui en veut ? Moi pas du tout. Au contraire, moi je m’en veux. De ne pas l’avoir sorti du trou. C’était à nous de le sortir du trou. Une fois qu’il a pris ce rouge, c’était à nous de remporter (la séance de tirs au but)… C’est là où je m’en veux. C’est un truc que je n’ai pas digéré, 15 ans après. Plus que d’aller gagner un deuxième titre personnel, c’était de le gagner avec lui. »

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Visiblement marqué par le fait de n’avoir arrêté aucun penalty lors de la séance fatidique, alors qu’il avait réussi à sortir le tir d’Albertini en 1998 face au même adversaire, Barthez n’avait aucune envie d’enfoncer Zidane. Et lorsque le journaliste lui suggère qu’il pourrait être « humain » de lui en vouloir, « Fabulous Fab » répond sans détour :

« Si t’es un gros connard, c’est humain. »

Pour Barthez, la responsabilité était donc collective. Le gardien estimait surtout qu’une équipe soudée devait être capable de compenser l’expulsion de son capitaine, même dans les circonstances les plus difficiles. Son discours, des années après la finale, témoigne d’une fidélité intacte envers celui avec lequel il avait partagé tant de succès sous le maillot bleu.

Finalement, il a peut-être manqué à Zizou certains de ses plus fidèles soldats, ceux qui avaient l’habitude de le protéger et de calmer les tensions lorsqu’il était pris dans le feu du match. Bixente Lizarazu était l’un de ces « chiens de garde », et cela dès leurs années communes à Bordeaux. Au micro de TF1, « Liza », retraité de la sélection depuis 2004, avait d’ailleurs exprimé son regret :

« Il était dans un état émotionnel extrême, parce que c’était son dernier match, parce que c’était sa dernière compétition, parce qu’après ça il allait arrêter le foot. On aurait été capable de le sentir, de le désamorcer. Ça ne change rien à sa légende, mais j’aurais aimé être là pour l’aider… »

Cette déclaration permet aussi de comprendre pourquoi certains anciens partenaires ont refusé de réduire Zidane à son geste. L’expulsion reste l’une des images les plus célèbres de l’histoire des Bleus, mais elle n’a pas effacé, aux yeux de ses coéquipiers, tout ce que le meneur avait apporté à la sélection.

Si certains ont publiquement critiqué Zinédine Zidane pour son pétage de plomb, comme Lilian Thuram ou Raymond Domenech, la loyauté de Fabien Barthez envers l’autre « divin chauve » n’a jamais vacillé. L’ancien gardien de Manchester United s’en veut au contraire de ne pas avoir su gagner la Coupe du Monde pour l’offrir à son partenaire. Une bien belle déclaration d’amitié.

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