Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Charles Barkley ne comprend pas les critiques visant Sophie Cunningham depuis ses déclarations sur les athlètes transgenres dans le sport féminin. Pour l’ancien joueur NBA, la joueuse du Fever a simplement exprimé une position qu’il partage.
La controverse autour de Sophie Cunningham continue d’agiter la WNBA depuis ses propos publiés le mois dernier. La joueuse d’Indiana s’était opposée à la participation d’athlètes transgenres aux compétitions féminines, déclenchant de nombreuses réactions, aussi bien de soutien que de rejet.
Depuis, le débat a largement dépassé son cas personnel, avec des manifestations, des tensions dans certaines salles et plusieurs prises de parole publiques. Charles Barkley estime pourtant que Cunningham ne devrait pas être tenue responsable de toute l’escalade qui a suivi ses déclarations.
Charles Barkley défend Sophie Cunningham
Barkley a résumé sa position de manière très directe. « Je n’arrive pas à croire que des gens lui en veuillent pour avoir dit ce qu’elle pense être vrai. Elle a dit qu’elle voulait protéger les filles et qu’elle ne voulait pas de personnes transgenres en WNBA. » Il considère donc que la joueuse ne mérite pas le niveau de critiques qu’elle reçoit.
L’ancien intérieur estime surtout que les dirigeants auraient dû intervenir beaucoup plus tôt pour encadrer le débat. Il reproche notamment à Adam Silver et à Cathy Engelbert de ne pas avoir clairement exposé la position des instances, laissant ainsi la controverse prendre une place toujours plus importante autour de la ligue.
Barkley considère qu’une déclaration officielle aurait pu éviter une partie de cette escalade. « Ils auraient dû prendre position il y a deux ou trois semaines, avant que tout cela soit abandonné à Internet et que tout le monde commence à donner son avis. » Son reproche vise donc davantage la gestion du dossier que Cunningham elle-même.
Le sujet reste particulièrement sensible et continue de diviser au-delà de la WNBA. Les propos de Barkley représentent sa propre position dans ce débat et ne règlent évidemment pas les questions de règlement ou d’éligibilité. Ils illustrent surtout son désaccord avec la manière dont Cunningham est devenue l’une des principales cibles de la polémique.
