Par Rédaction | Sport
Jamal Crawford regrette une époque où les rôles étaient beaucoup plus clairement définis en NBA. Selon lui, certains joueurs de complément disposent aujourd’hui d’une liberté offensive autrefois réservée aux véritables stars.
Avec vingt saisons NBA derrière lui, Jamal Crawford a connu plusieurs évolutions majeures du jeu. En repensant notamment à ses débuts aux Bulls, l’ancien arrière se souvient d’une ligue où les jeunes joueurs devaient d’abord gagner la confiance des vétérans et du staff avant d’obtenir davantage de responsabilités offensives.
Crawford raconte qu’il cherchait alors surtout à réussir chacune de ses entrées pour rester sur le terrain. « Je n’étais pas encore J-Crossover. J’essayais simplement de gagner ce quart-temps pour obtenir plus de minutes. Il fallait vraiment apprendre à devenir professionnel, et vraiment gagner ses galons. »
Jamal Crawford regrette la liberté accordée aux role players
C’est précisément cette hiérarchie qu’il estime moins présente aujourd’hui. « L’époque où un role player ne pouvait pas prendre un tir aussi vite qu’une star me manque. Les stars avaient mérité d’être ce qu’elles étaient. Donc oui, cette époque où il fallait gagner ce droit me manque. »
Crawford prend ensuite un exemple volontairement extrême pour illustrer son idée. « Aujourd’hui, vous pouvez avoir un gars comme moi qui sort du banc et prend 18 tirs à trois points dans un match. Comment est-ce possible ? Ça ne devrait jamais arriver. Il faut laisser ça aux KD, T-Mac, Vince, AI ou Kobe. »
Pour l’ancien Sixth Man of the Year, ces joueurs avaient acquis une liberté offensive particulière grâce à leur statut et à ce qu’ils avaient déjà démontré. « Eux avaient gagné ce droit. Nous, nous étions censés les soutenir. C’est cette époque du début et du milieu des années 2000 qui me manque. »
Son propos ne consiste donc pas à nier la qualité des joueurs de complément actuels, mais à défendre une hiérarchie qu’il jugeait plus claire. Dans une NBA où le volume de tirs extérieurs a explosé, Crawford regrette surtout que la frontière entre accompagner une superstar et jouer avec la même liberté qu’elle se soit progressivement effacée.
