Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Le numéro 3 des Clippers va changer de propriétaire, et la décision passe mal auprès de plusieurs observateurs NBA. Brian Windhorst et Tim MacMahon comprennent difficilement que Bradley Beal puisse récupérer aussi vite le numéro associé à Chris Paul.
Chris Paul a profondément marqué l’histoire récente des Clippers, au point que son numéro 3 reste immédiatement associé à son passage à Los Angeles. Son départ s’est pourtant terminé de manière particulièrement froide, sans véritable hommage, et la franchise a désormais choisi de réattribuer ce numéro dès la saison suivante.
Bradley Beal sera celui qui le portera, un choix d’autant plus critiqué que sa première saison avec les Clippers a été très compliquée. Blessé après seulement quelques matchs et peu productif lorsqu’il était disponible, il n’a pas encore construit de véritable lien avec la franchise ou ses supporters.
Le numéro 3 de Chris Paul donné à Bradley Beal fait débat
Brian Windhorst estime que les Clippers auraient dû laisser ce numéro de côté au moins temporairement. « L’identité de Chris Paul, c’est le numéro 3. Même si la fin de saison dernière s’est mal passée, même si vous n’aviez pas prévu de retirer son maillot tout de suite, vous ne pouvez pas redonner son numéro dès cette année. Et surtout pas à Bradley Beal. »
Tim MacMahon a été encore plus dur dans sa réaction. « Sans manquer de respect à Bradley Beal, il portait le numéro zéro l’an dernier et il a apporté zéro. Ce n’est pas comme s’il avait déjà une influence énorme à Los Angeles. » Une pique directement liée à une saison 2025-26 quasiment blanche pour l’arrière.
Le contexte rend aussi la décision plus sensible. Les Clippers viennent de perdre Kawhi Leonard, ont été lourdement sanctionnés par la NBA et doivent désormais reconstruire autour de nouveaux visages comme Brandon Ingram, Darius Garland ou Rui Hachimura. Dans ce paysage complètement renouvelé, Beal aura forcément davantage de responsabilités.
Le numéro ne changera évidemment pas son niveau de jeu, mais il ajoute une dimension symbolique à sa saison. S’il retrouve de l’impact et aide les Clippers à rester compétitifs, le débat s’atténuera probablement. En revanche, une nouvelle année difficile ne ferait qu’alimenter les critiques autour d’un choix déjà jugé maladroit par plusieurs analystes.
