Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Danny Green estime qu’Austin Reaves a encore quelque chose à prouver avant de pouvoir être considéré comme une véritable deuxième option sur une équipe qui vise le titre.
La progression d’Austin Reaves ne fait plus vraiment débat à Los Angeles. Le guard des Lakers a pris une place majeure dans l’attaque et vient d’être récompensé par un contrat de quatre ans à 180 millions de dollars. Mais pour Danny Green, son statut doit encore être relativisé lorsqu’on parle d’un candidat sérieux au titre.
L’ancien champion NBA considère que la construction des meilleures équipes actuelles impose généralement d’avoir deux stars d’un niveau supérieur. Avec des joueurs comme Nikola Jokic, Victor Wembanyama, Joel Embiid, Shai Gilgeous-Alexander ou Jalen Brunson comme références, Green pense que Reaves correspond davantage à un excellent troisième choix.
Danny Green doute encore du statut d’Austin Reaves
Green explique : « Je ne pense pas qu’il soit un numéro 2. Dans la NBA actuelle, je pense que c’est un numéro 3. Sur une équipe qui joue le titre, Austin doit être ta troisième option. » Pour lui, le profil des contenders impose presque toujours deux joueurs capables de dominer un matchup à très haut niveau.
L’ancien Laker pointe surtout les playoffs : « Le plus gros problème, ce sont les deux dernières campagnes où il n’a pas joué comme lors de cette série contre Memphis. Quand il prouvera qu’il peut être prêt quand les lumières s’allument vraiment en playoffs, alors la discussion sera différente. »
Green ne nie donc pas le talent de Reaves ni sa progression. Il souligne simplement qu’entre produire pendant la saison régulière et tenir un rôle de deuxième option dans une série de très haut niveau, l’exigence change considérablement. Reaves a déjà montré qu’il pouvait prendre feu, mais il manque encore selon lui une confirmation dans la durée.
Les Lakers, eux, ont clairement choisi de miser sur cette progression. Avec Luka Doncic comme première option, Reaves bénéficie désormais d’un rôle plus important et de responsabilités accrues. Son nouveau contrat traduit cette confiance, mais il place aussi la barre plus haut : c’est désormais en playoffs que son véritable statut devra être validé.
