NBA – Hécatombe de blessures dans la ligue, LeBron James a sa théorie

LeBron James, star des Lakers
ESPN (DR)

Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport

Face à la multiplication des blessures en NBA, LeBron James avance une théorie : à force de vouloir protéger les joueurs, certaines méthodes modernes de préparation pourraient paradoxalement les rendre plus vulnérables.

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Pour LeBron James, l’intensité actuelle de la NBA est devenue extrêmement difficile à reproduire pendant l’intersaison. Les entraînements individuels permettent de travailler énormément, mais ils ne reproduisent ni la vitesse réelle des matchs, ni les changements de direction, ni le contact physique rencontré une fois la saison lancée.

Le vétéran compare cette transition à celle d’un sprinteur qui s’entraînerait constamment en dessous de son intensité maximale avant de devoir soudainement courir à pleine vitesse. Selon lui, ce décalage pourrait contribuer à certaines blessures musculaires touchant les ischio-jambiers, les quadriceps, les mollets ou encore les chevilles.

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LeBron James se demande si les joueurs ne sont pas devenus trop protégés

James a expliqué sa réflexion ainsi : « Il n’y a aucun moyen de simuler exactement notre façon de jouer aujourd’hui pendant l’intersaison. Tu peux faire tout ce que tu veux, mais passer directement à pleine intensité est très difficile. Jouer davantage l’été, courir vraiment, avoir davantage de contact physique, je pense que cela peut aider à préparer le corps. »



LeBron pointe également la réduction de la présaison et la disparition progressive des entraînements deux fois par jour. Il reconnaît que les joueurs n’appréciaient pas forcément ces méthodes, mais se demande si elles n’offraient pas malgré tout une meilleure préparation physique avant de supporter les contraintes d’une saison NBA complète.

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La partie la plus controversée de son raisonnement concerne les staffs de performance. « Le nombre d’équipes de performance qui disent aujourd’hui aux joueurs de moins jouer peut finalement être un peu plus préjudiciable. » James précise néanmoins qu’il reste totalement favorable aux données scientifiques et ne prétend pas disposer d’une explication médicale définitive.

À ses yeux, la science ne doit simplement pas devenir l’unique grille de lecture. Le voyage, l’altitude, le rythme, les styles adverses ou encore les sensations individuelles ne se résument pas toujours à des chiffres. LeBron avance donc une hypothèse fondée sur son expérience de joueur, pas une cause établie à l’actuelle vague de blessures.

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