Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Adam Silver reste intéressé par une réforme majeure du format NBA. Le commissaire apprécierait toujours l’idée de passer de 48 à 40 minutes, avec quatre quarts-temps de dix minutes.
La NBA évolue aujourd’hui avec quatre périodes de 12 minutes, contrairement au format FIBA et EuroLeague en 40 minutes. Selon Chris Mannix, Adam Silver continue pourtant de considérer sérieusement un rapprochement avec ce modèle, dans un contexte où les blessures et l’absence régulière de stars alimentent le débat.
Silver avait déjà publiquement défendu cette idée en 2025, estimant notamment qu’un match plus court pourrait mieux correspondre aux habitudes modernes de consommation télévisuelle. La multiplication récente des blessures remet désormais cette réflexion au centre des discussions sur la charge imposée aux joueurs.
Adam Silver resterait favorable à des matchs NBA de 40 minutes
Chris Mannix a résumé la position qu’il attribue au commissaire : « D’après ce que j’ai entendu, Adam Silver aime l’idée des matchs de 40 minutes. C’est quelqu’un qui voit le basket de manière globale. Mais financièrement, je ne vois pas vraiment comment cela pourrait fonctionner, et je ne pense pas que ça réduirait réellement les minutes des stars. »
Pour Mannix, le principal effet toucherait surtout les joueurs de rotation. « Les gars du banc seraient encore davantage marginalisés. Les équipes pourraient se dire qu’elles n’ont pas besoin de 15 joueurs, mais seulement de dix, et laisser davantage de places ouvertes. Je ne pense pas que ce soit raisonnable. »
Le débat dépasse donc la simple question de la durée des matchs. Réduire le calendrier de 82 rencontres semble également très difficile économiquement, tandis que les blessures continuent d’alimenter les inquiétudes autour de la disponibilité des meilleurs joueurs et de la valeur du produit proposé aux spectateurs.
Silver n’a pour l’instant annoncé aucun changement concret, mais l’idée reste visiblement dans ses réflexions. Le passage à quatre quarts-temps de dix minutes constituerait une rupture historique pour la NBA, avec des conséquences sportives, financières et structurelles importantes bien au-delà de la seule gestion de la fatigue.

