Par Rédaction | Sport
LeBron James estime que les joueurs ne sont peut-être plus préparés de la même manière à l’intensité réelle d’une saison NBA. Stephen A. Smith juge son analyse suffisamment crédible pour être prise très au sérieux.
Face à la multiplication des blessures, LeBron James a avancé une hypothèse sur la préparation estivale moderne. Selon lui, les entraînements de l’intersaison reproduisent difficilement la vitesse, les contacts et les efforts répétés d’un vrai match NBA, ce qui peut compliquer la transition vers la compétition.
LeBron ne présente pas cette idée comme une vérité médicale définitive, mais comme le constat d’un vétéran entré dans sa 24e saison. Il estime notamment que davantage de jeu en conditions réelles et de contacts durant l’été pourrait mieux préparer les organismes à l’intensité actuelle.
Stephen A. Smith estime que l’expérience de LeBron James donne du poids à son analyse
Smith a clairement soutenu son raisonnement : « Il y a certaines choses qu’on ne débat pas avec quelqu’un du calibre de LeBron James. Il est dans la ligue depuis ses 18 ans, cela fait 24 saisons. Quand il parle du rythme de jeu, c’est un expert. Il sait de quoi il parle. »
LeBron avait expliqué sa réflexion ainsi : « Il n’y a aucun moyen de reproduire totalement pendant l’intersaison la manière dont on joue aujourd’hui. Passer directement à pleine intensité est très difficile. Il faudrait davantage jouer, courir réellement de haut en bas du terrain et avoir plus de contacts physiques pendant les entraînements estivaux. »
La situation actuelle en NBA donne forcément de l’écho à cette discussion, plusieurs équipes devant déjà composer avec de nombreuses absences. Indiana, Oklahoma City ou encore Orlando ont notamment été durement touchés, renforçant les interrogations autour de la préparation, de la charge de travail et du rythme moderne.
Rien ne permet toutefois d’établir que des entraînements estivaux moins physiques expliquent à eux seuls cette vague de blessures. LeBron avance avant tout une hypothèse issue de son expérience, et Smith considère que sa longévité exceptionnelle mérite qu’elle soit écoutée sérieusement plutôt que rejetée d’emblée.

