Reconnu unanimement comme l’un des meilleurs publics en NBA, les fans des Celtics ont marqué l’histoire un soir de Game 7, le 23 mai 1982. Alors que Boston est malmené par les Sixers et que l’élimination est inévitable, la salle s’enflamme pour les Sixers, qui s’apprêtent à retrouver les Lakers en finale.

Déjà sujette de plusieurs de nos flashbacks, la rivalité de toujours entre Celtics et Sixers dans les années 1980 est l’une des plus grandes de l’histoire de la NBA.

Les deux équipes, menées par les deux leaders charismatiques Larry Bird et Julius Erving, se retrouvent une nouvelle fois en finale de conférence Est en 1982. Philly sort tout juste d’une série accrochée face aux Bucks, et avait déjà dû s’incliner l’année précédente face à Boston.

L’histoire semble se répéter, puisque les 76ers voient leur avantage de 3-1 dans la série être effacé par les hommes de Bill Fitch. Ils se retrouvent donc obligés de livrer une septième rencontre décisive dans un Garden chaud bouillant, le 23 mai 1982.

Une fois encore, ce sont bien eux qui mènent à la mi-temps 49-52. Et contrairement à la saison précédente, ils vont aggraver l’addition au retour des vestiaires pour compter 12 points d’avance à la fin du troisième quart-temps. Philadelphie ne craque pas et file vers la victoire dans la dernière période du match, grâce notamment à une grande prestation d’Andrew Toney et ses 34 points. Suffisant pour rendre le public de Boston abasourdi et logiquement silencieux ? C’est mal le connaitre.

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Car à ce moment-là, le futur adversaire des Sixers est déjà connu : les Lakers ont facilement disposé des Spurs en finales de conférence Ouest sur le score de 4-0. Les fans des Celtics, emprunts de l’autre rivalité, la vraie, avec la franchise californienne, entament donc leur traditionnel chant de guerre, pour motiver les victorieux Sixers :

Beat LA ! Beat LA ! Beat LA ! Beat LA !

Inimaginable aujourd’hui, cet acte a même poussé les commentateurs de la rencontre à se taire quelques secondes pour admirer le spectacle. Interrogé à l’issue du buzzer final, le joueur de Philadelphie Darryl Dawkins lâchera même à un journaliste :

« Mec, quand j’ai entendu ça, ma b**e a durci »

Un « sentiment » certainement partagé par un bon nombre de fans de son équipe, qui ont eu la chance de suivre la rencontre et d’assister à cet événement.

Quoiqu’il en soit, ces encouragements se sont finalement avérés inefficaces, les 76ers s’inclinant en 6 matchs en finales face aux coéquipiers de Kareem Abdul-Jabbar et Magic Johnson.

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