Il y a 5 ans jour pour jour, l’équipe de France s’imposait face à l’Espagne en demie finale de l’Euro 2013, après une première mi-temps catastrophique. Retour sur l’un des plus beaux moments de l’histoire du sport français.

Qui ne se souvient pas de ce qu’il faisait en cette soirée du 20 septembre 2013 ? Ce jour-là, les Bleus affrontent une nouvelle fois leur bête noire : l’Espagne. Le traumatisme des JO de 2012 est encore présent, les Français s’étant inclinés au même stade de la compétition dans un match qu’ils avaient en main, en craquant dans les derniers instants. L’année d’avant, lors de l’EuroBasket 2011, c’était en finale que les Espagnols avaient vaincu les Français.

Cette année-là, l’équipe de France ne compte pas se laisser faire et veut effacer ses défaites passées. Tétanisés par l’enjeu, en manque de réussite ou désorganisés, ils débutent pourtant le match de la pire des manières, se retrouvant menés de 14 points à la pause (34-20). Tony Parker semble être le seul joueur capable de tenir tête à la « Roja », auteur de 14 des 20 points français lors des deux premiers quart-temps. Dans les vestiaires, les joueurs ont déjà la tête basse, mais leur leader est remonté. Les mots du numéro 9 sont forts et resteront longtemps gravés dans la tête de ses coéquipiers.

On joue comme si on avait peur. Il faut qu’on joue plus physique que ça. Ils nous dominent, parce qu’ils pensent qu’on est de la merde. Je m’en fous de ce qui arrive en deuxième mi-temps, même si on perd, au moins on joue avec notre fierté, et on joue dur.

L’objectif est clair : pousser ses coéquipiers à réaliser la meilleure mi-temps de l’histoire du basket français. La suite ? Un troisième quart-temps solide, remporté 23-15, qui permet aux bleus de ne pointer qu’à 6 petits points de l’équipe de Marc Gasol à 10 minutes de la fin du match.

De Colo, Parker, Diaw et même Pietrus, tous trouvent la mire derrière la ligne des trois points. Malgré tout, l’équipe de France est sur le point de revivre un nouveau cauchemar lorsque Tony Parker se fait contrer à 10 secondes de la fin du match alors que le score est de 65 partout. Sur la contre attaque, Calderon se retrouve ouvert dans le corner, le ballon rebondit sur le cercle et en ressort. Florent Pietrus, héroique, s’en saisit : prolongations.

Ces 5 minutes supplémentaires sont étouffantes. Les mains tremblent, les joueurs défendent dur, personne n’arrive à inscrire le moindre panier durant les premières 3 minutes 30. Airball, fin des 24 secondes, balles perdues : les français ne laissent pas le moindre espace aux Espagnols et parviennent à prendre peu à peu les devants aux lancers francs. Suite à deux réussites d’Antoine Diot sur la ligne, les bleus mènent 72-75 à 10 secondes de la fin du match. La Roja se heurte une nouvelle fois à une grosse défense et la balle se retrouve dans les mains de Marc Gasol qui n’a d’autre choix que de shooter derrière la ligne des trois points. Son shoot est trop court, la sirène retentit : la France est en finale. Tony Parker, futur MVP du tournoi, finit la rencontre avec 32 points, à 11/19 aux tirs.

On vous laisse avec un extrait de l’Intérieur Sport réalisé par Canal + retraçant la deuxième mi-temps de ce match incroyable, qui restera pendant longtemps le plus grand exploit du basket Français. Frissons garantis.

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