NBA – Le fan qui a déclenché l’émeute de 2004 entre Detroit et Indiana donne sa version

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La bagarre la plus célèbre de l’histoire de la NBA, « Malice at the Palace » en 2004 à Detroit, a donné lieu à un documentaire qui retrace les différentes versions de cette folie. Parmi celles-ci, on a enfin l’explication du fan qui a tout fait partir en vrille.

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Vous en avez très certainement entendu parler au moins une fois dans votre vie. En 2004, au début de la saison régulière, Pistons et Pacers s’affrontent à Detroit dans un match comme on en a l’habitude de voir des centaines chaque année.

Sauf que ce soir là, tout dégénère. Alors que les Pacers menaient largement à quelques instants de la fin de la rencontre, Ben Wallace, le pivot des Pistons, tente d’aller un inscrire un lay-up mais n’obtient finalement qu’une faute réalisée par Ron Artest. Wallace, très énervé d’être au centre de ce moment peu fair-play, pousse le joueur des Pacers avant que cela ne parte dans une bagarre générale délirante. Pour voir (ou revoir) les images, c’est dans notre dossier des plus grosses bagarres en NBA.

L’élément déclencheur du chaos ? Dans la foule, un spectateur jette un verre de soda en direction de Ron Artest, alors que l’ambiance revenait pourtant au calme petit à petit. Il n’en fallait pas plus à RonRon pour repartir de plus belle et aller immédiatement attaquer le fan (il se trompe et attaque en fait un innocent à côté), provoquant de nouveau une bagarre entre joueurs et spectateurs au bord du terrain. La séquence est disponible dans la vidéo ci-dessous :

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Finalement, le match est officiellement interrompu après la faute d’Artest : les Pacers l’emportent 97 à 82 dans la salle des Pistons. Cet événement marquera durablement la ligue, dont l’image n’était alors déjà pas au mieux. La NBA sanctionne désormais très durement les joueurs ou spectateurs impliqués dans des affaires similaires.

Si beaucoup de personnes se sont exprimées sur cette bagarre, jamais le spectateur qui a jeté son verre de soda à la tête de Metta World Peace n’avait pris la parole. Dans le récent documentaire « Quiet Storm : The Ron Artest Story », il explique enfin sa version des faits :

J’étais assis là à parler avec mon pote et je buvais un coca light avec de la glace dedans, et j’ai dit que je pouvais atteindre Ron Artest d’ici avec ce gobelet. Je l’ai lancé par en-dessous, et il est arrivé avec une courbe parfaite et l’a frappé pile dans la poitrine. Je ne pensais pas vraiment que j’allais l’atteindre, et Artest s’est retourné et m’a regardé assis dans les gradins.

[Quand je l’ai vu monter], l’adrénaline a grimpé, mon cœur s’est mis à battre. Je pensais qu’il allait venir en découdre avec moi, mais il est passé à côté et a frappé le jeune. J’ai essayé d’éloigner Artest du jeune en question, mais je n’ai pas dit non plus que c’était moi.

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Volontaire ou non, cette « idée » est en tout cas une sacrée bêtise pure et dure de la part de ce spectateur. Surtout vis-à-vis de Ron Artest, joueur très talentueux mais aussi incroyable tête brûlée. Evidemment, à ce moment là, le joueur des Pacers n’a pas réfléchi une seconde à toutes les conséquences que cela pouvait avoir en rejoignant son autre « adversaire » du jour.

Artest a pris 72 matchs de suspension, ce qui l’a empêché de disputer le reste de la saison. Cette sanction reste encore aujourd’hui la plus lourde donnée à un joueur, pour une autre raison que la consommation de drogue ou le dopage.

Le témoignage de ce spectateur était un des seuls qu’il manquait à ce jour pour boucler définitivement le dossier. Si l’on est désormais fixé sur ses intentions, on ne peut pas dire qu’elles étaient des plus intelligentes.

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