Déjà qualifiée pour les quarts de finale, la sélection américaine a assuré l’essentiel en ne perdant aucun match jusqu’à maintenant. Plus intéressant, sur ses deux dernières rencontres avant le match face au Brésil, Team USA n’a encaissé que 98 points. Gregg Popovich y est pour quelque chose…


La préparation de Team USA pour le Mondial n’a pas été la meilleure possible. En amical, les Américains s’étaient même inclinés face à l’Australie de Patty Mills. Sans parler de tous les forfaits et les retraits de dernière minute auxquels Gregg Popovich a dû faire face.

Mais le tacticien des Spurs a su prendre les choses en main et s’appuyer sur 12 joueurs prêts à tout pour la sélection, même à rester en cas de petit pépin physique (à l’image de Jayson Tatum notamment). Et pour le moment, force est de constater que la recette fonctionne plutôt bien.

4 matchs joués, 4 victoires, c’est l’essentiel (en attendant le Brésil ce lundi après-midi). Hormis une grosse frayeur face à la Turquie (93-92), les trois autres rencontres ont été des formalités pour Team USA. La République Tchèque (88-67), la Grèce (69-53) et le Japon (98-45), ont subi la loi du plus fort et ont fait face à une défense de fer. Les adversaires ont été limités à 36% durant le tournoi, un record.

On le sait, Gregg Popovich est un adepte du jeu défensif. Toute l’année, il véhicule cette idée de ne pas encaisser de panier facile à ses Spurs. Forcément, c’est avec la même philosophie de jeu qu’il a abordé cette Coupe du Monde. Et tout l’effectif y a adhéré.

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Mais alors comment Pop a fait pour réussir à convaincre ses joueurs de se donner à 1000% en défense dans une compétition certainement moins importante que la NBA dans leur esprit ? Comme souvent, en employant le ton de l’humour… C’est ce qu’il a expliqué à Tim Reynolds, journaliste de Associated Press.

Je leur ai dit que s’ils ne jouaient pas en défense comme ça, leurs contrats NBA seraient annulés.

Même si tous les joueurs de l’effectif ne sont pas des défenseurs hors pair, chacun est prêt à écouter les ordres de Pop et se dévoue entièrement à la sélection. C’est le cas de Harrison Barnes, déjà souvent présent avec Team USA lors de précédents rassemblements. Et l’ailier semble bien en accord avec la philosophie de son entraîneur selon ses dires auprès du New York Times.


Cela doit être ce à quoi on nous associe. Je pense que lorsque vous regardez les anciennes équipes américaines, l’attaque n’a pas été un problème. Il y a eu beaucoup de talent. Mais pour nous, nous savons que cette défense, c’est la façon dont nous allons pouvoir gagner et être compétitifs. Je pense donc que nous avons fait du bon travail en nous concentrant là-dessus et c’est ce qui nous transporte vraiment en ce moment.

Même son de cloche pour Marcus Smart. Lui est déjà connu pour être un excellent défenseur et apprécie donc de voir que chacun de ses coéquipiers est prêt à se donner à fond de ce côté du terrain. C’est aussi ce qu’il a expliqué au New York Times.

Nous aimons tous jouer en défense. C’est ça le truc. Avec une équipe comme ça, ce n’est pas dingue pour nous [de tenir les adversaires à si peu de points]. Nous savions ce que nous pouvions faire et j’espère que tout le monde le sait.

Et si la défense était finalement l’atout principal de cette Team USA ? Pas surprenant lorsque l’entraîneur s’appelle Gregg Popovich. Les joueurs ont totalement adhéré à sa méthode pour le moment.

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