NBA – Pour Anthony Davis, ça s’est bien joué entre 2 franchises

Anthony Davis sous le maillot des Pelicans
USA Today

Le transfert de Anthony Davis était sans aucun doute le feuilleton de l’année 2019 en NBA. Après des mois de rumeurs, l’intérieur a été transféré vers les Lakers cet été. On apprend aujourd’hui que son avenir se jouait bel et bien entre 2 franchises, dont les Lakers évidemment.

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En janvier dernier, Anthony Davis fait trembler la planète NBA : il veut quitter les Pelicans. Au club depuis 2012, The Brow veut désormais tourner la page et entamer un nouveau chapitre de sa carrière. Il a une idée précise de sa future destination et des rumeurs commencent alors à circuler : Lakers, Knicks, Celtics… Le grand public ne le sait pas encore, mais l’intérieur, lui, veut rejoindre soit les Lakers, soit les Knicks. C’est Rich Paul, l’agent de Anthony Davis (et LeBron James), qui le confirme lui-même dans un tout nouveau papier d’ESPN :

Il voulait aller à 2 endroits : New York ou L.A.

Au moins, c’est clair. Alors qui choisir ? Le processus n’a pas été cornélien pour Davis à l’époque.

Le cas des Knicks est assez vite réglé : AD est intéressé à l’idée de rejoindre New York, mais la contrepartie demandée par les Pelicans est astronomique. Des joueurs comme Kevin Knox, Mitchell Robinson, Frank Ntilikina ou bien le 3ème choix de la draft, devenu RJ Barrett, ainsi que des picks de draft supplémentaires seront forcément à placer dans la balance. Les dirigeants des Knicks n’étaient pas forcément très chauds pour lâcher une telle contrepartie. La franchise a trop souvent fait l’erreur dans le passé de saborder son avenir pour faire un all-in sur un joueur. Le front office ne veut pas refaire cette erreur et se retire officieusement des négociations.

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Cela ouvre donc la voie aux Lakers. Leur offre pour AD était, il faut aussi le dire, tout simplement plus intéressante pour les Pelicans que celle des Knicks. Nous sommes en juin, on s’approche de la Draft, et les Lakers sont plus que jamais favoris pour récupérer Anthony Davis.

Mais revenons 2 mois en arrière pour mieux comprendre l’affaire. A la mi-avril, le GM des Pelicans, Dell Demps, est viré. Il paie la gestion désastreuse du dossier Davis. C’est l’ancien GM des Cavaliers, David Griffin, qui a travaillé avec un certain… LeBron James, qui prend la suite. À ce moment-là, la propriétaire des Pelicans, Gayle Benson, refuse catégoriquement de marchander avec les Lakers. Les négociations avant la trade deadline se sont mal déroulées, elle refuse de leur faire une fleur et de leur envoyer Anthony Davis.

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C’est ce que confirme aujourd’hui le GM des Lakers, Rob Pelinka.

Clairement, le processus avait commencé à la trade deadline en février. Mais je pense que ce n’est pas un mystère qu’il n’y avait pas d’envie de leur part pour effectuer un transfert à ce moment-là. Je pense que c’est simplement un fait.

David Griffin, lucide, explique alors à sa propriétaire que les Pelicans n’ont pas beaucoup de marge de manoeuvre. En effet, Davis ne prolongera qu’avec les Lakers. Les autres équipes ne vont donc pas prendre le risque de le récupérer et de le voir partir 1 an plus tard. Rich Paul, malin, a prévenu : si Davis atterrit ailleurs que dans ses destinations préférentielles, il partira libre à l’été 2020. En plus de ça, la proposition des Lakers est la plus intéressante. Griffin convainc Benson : l’offre des Angelinos est la seule option, en plus d’être la plus viable, pour enfin tourner la page sur le dossier Anthony Davis.

Griffin expliquait sa vision de la situation à son arrivée.

Quand je suis arrivé, il y avait un mécontentement certain à cause de la manière dont les choses avaient été gérées. Nous avons discuté du fait que, dans tous les cas, la meilleure offre allait venir de cette équipe, car c’était le seul endroit où AD était prêt à prolonger.

Entre temps, la loterie de la draft se déroulait, durant la soirée du 14 mai. Et miracle, les Pelicans remportent le premier choix, avec lequel ils sélectionneront Zion Williamson. Les Lakers, eux, héritent du 4ème choix, qui se révèlera décisif dans ce transfert. Les Pelicans ont donc face à eux une opportunité de tourner la page sur l’ère Davis, en récupérant en échange une flopée de jeunes joueurs et de picks de draft, tout en mettant la main sur le prodige Zion.

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Le 16 juin, le feuilleton touche enfin son terme. Anthony Davis rejoint les Lakers, qui se sépareront eux de Lonzo Ball, Brandon Ingram, Josh Hart, de leur 4ème choix de draft, d’un premier tour de draft 2021 protégé 9-30, mais aussi d’un premier tour de draft 2023 et 2024, avec une possibilité de faire un swap de pick en 2023.

Chaque camp est gagnant. Les Lakers ont enfin leur deuxième superstar à côté de LeBron, tandis que les Pelicans peuvent lancer leur reconstruction, autour d’une armée de jeunes joueurs.

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Pour Anthony Davis, c’était Lakers ou Knicks depuis le début. Puis très vite, la franchise de L.A s’est démarquée comme le seul et unique favori. Malgré la réticence des Pelicans, AD rejoindra bien les Lakers.

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