NBA – Rodney Rogers, le Zion Williamson des années 1990 au terrible destin

Rodney Rogers et Zion Williamson
(DR)

Si Zion Williamson est volontiers comparé à Charles Barkley dans la plupart des cas, attardons-nous ici sur un autre joueur qui le mérite, bien que la postérité n’ait pas vraiment retenu son nom : Rodney Rogers.

Publicité

Il est né en Caroline du Nord et a joué à New Orleans en NBA. Il est gaucher. Il culmine autour du double-mètre. Il est musclé, balance des dunks surpuissants, et peut même envoyer quelques banderilles à trois points. On ne parle pas ici de Zion Williamson, mais bien de Rodney Rogers.

Drafté par Denver en 9ème position de la Draft 1993 après un passage réussi à Wake Forest, Rogers a rapidement détonné dans la ligue par ses qualités athlétiques.

Publicité

Pour preuve, la vidéo de ce putback surpuissant :

C’est chez les Nuggets que le bonhomme signe d’ailleurs ce qui reste probablement la séquence la plus mémorable de sa carrière. Alors que Steph Curry, Klay Thompson et tous les snipers d’élite actuels sont encore dans le bac à sable, Rogers marque 9 points en 9 secondes dans le money-time avec 3 tirs extérieurs !

Publicité

Et là encore, la mécanique de tir devrait vous rappeler quelqu’un…

Lire aussi | Guy Oliver, le borgne à la détente surhumaine

Après 2 ans chez les Nuggets, Rogers file aux Clippers, puis à Phoenix, où il s’adjuge le titre de meilleur 6ème homme de l’année en 2000. Quelques piges supplémentaires plus tard, il raccroche les sneakers en 2005, avec des moyennes honnêtes de 11 points et 4.5 rebonds par match. Son maillot a aussi été retiré à Wake Forest.

Publicité

De manière tragique, Rogers sera ensuite victime d’un grave accident de moto en 2008, qui l’a paralysé. Les docteurs ne lui prédisent que 5% de chances de marcher à nouveau un jour.

Aujourd’hui, son nom revient sporadiquement dans l’actualité grâce aux comparaisons avec Zion Williamson. A l’évidence, le numéro 1 de la Draft 2019 a un plafond et un potentiel bien plus élevés que son aîné, mais il bénéficie aussi d’une ligue moins défensive, plus adaptée à son style.

Publicité

Rogers, lui, mérite du crédit pour avoir été ce joueur athlétique et explosif, finisseur spectaculaire de près mais shooteur respectable (34% de loin en carrière). Un profil peut-être trop en avance sur son temps mais qui a ouvert la voie à d’autres, comme Zion justement.

Plutôt méconnu, Rodney Rogers a laissé une trace tout à fait respectable en NBA, et voir son nom revenir quelque peu sur le devant de la scène fait forcément chaud au cœur.

NBA 24/24 New Orleans Pelicans Zion Williamson

Les dernières actualités