NBA – Pourquoi Michael Jordan ne voulait pas devenir trop fort à 3 points

Michael Jordan a surpris ses coéquipiers dans une soirée bien particulière lors de sa saison rookie
NBC Sports (DR)

Parmi l’arsenal offensif dévastateur de Michael Jordan, les trois points n’ont jamais tenu une place prioritaire. Une des explications les plus avancées est le fait que le jeu à distance n’avait pas encore explosé, même s’il existait déjà des tireurs d’élite. Mais la vraie raison est toute autre, et c’est MJ lui-même qui la raconte.

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Quel type de scoreur serait Michael Jordan dans la NBA actuelle ? Cette question revient parfois, et on se demande alors quelle place prendrait le tir à longue distance dans la panoplie offensive de MJ. Il est difficile de se faire une idée, d’autant que la légende de Chicago a raccroché les sneakers bien avant l’explosion des tirs à trois points dans les années 2010.

Pour autant, Air Jordan était conscient de l’évolution du jeu, et au fil des ans, il a commencé à prendre de plus en plus de tirs derrière l’arc. Si le volume des années 90 n’a rien à voir avec celui de la NBA actuelle (un joueur comme MJ prenait 1.7 tirs à trois points par match durant sa carrière), on voit qu’il a quand même progressivement augmenté. En 1992, (année du Shrug Game), MJ donnait la raison pour laquelle il ne voulait pas devenir trop fort à trois points :

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Je ne veux pas exceller à trois points parce que ça prendrait le dessus sur toutes les autres facettes de mon jeu. Mon style de jeu est basé sur les feintes de tir, la pénétration vers le cercle, puis passe ou dunk. Quand on se concentre sur le tir à trois points, on ne va plus assez au panier, on commence à rester planté près de la ligne, à attendre qu’on vous donne la balle. Ce n’est pas ma mentalité, et je ne veux pas la développer parce que ça m’empêcherait de jouer mon jeu.



Quand on observe les moyennes au tir à distance de Mike, on se rend compte pourtant que le n°23 a donné une place de plus en plus importante à cet aspect du jeu. Ses pourcentages et son volume ont augmenté au fil de sa carrière : lors de son année rookie en 1984/85, il ne tentait que 0.6 tir à trois points pour 17% de réussite. Pendant la saison 1996/97, il tentait 3.6 tirs par match et tournait à 37.4%, un pourcentage très correct.

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Sa meilleure saison derrière l’arc est survenue en 1995/96, pendant laquelle Sa Majesté a tourné à 42.7% avec 3.2 tentatives par match – ce qui ferait de lui un tireur très fiable dans la NBA actuelle, même si le volume reste faible.

On ne saura jamais quel genre de joueur serait devenu His Airness s’il avait joué pendant les années Steph Curry. En revanche, on sait que son jeu à mi-distance, au poste, ou encore sa capacité à agresser la défense et à finir au cercle de manière spectaculaire ont fait de lui le plus grand champion de son époque.

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Michael Jordan était capable de shooter à trois points, mais préférait ne pas insister derrière la ligne, préférant tirer à mi-distance ou distribuer des dunks féroces en agressant le panier. À voir le palmarès du bonhomme, on peut penser qu’il n’a pas eu tort !

Anciens joueurs Chicago Bulls Déclarations Michael Jordan NBA 24/24

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